lundi 16 juillet 2012

 Les maladies infectieuses
Des systèmes cardiovasculaire et lymphatique
Bactérioses
Septicémie
Le sang est normalement stérile
Il contient peu de fer
Il contient beaucoup de phagocytes défensifs
Sauf si les défenses font défaut = septicémie
Si les bactéries lysent les hématies -> + fer (croissance Bact +++)
Symptômes : Fièvre et frissons
Si elles pénètrent dans les vaisseaux lymphatiques (Lymphangite)
Les microorganismes responsables de septicémie peuvent provoquer des troubles vasculaires -> chute de la pression artérielle (choc septique)
Les Gram – sont souvent les agents responsables car ils produisent des enzymes extracellulaires et des endotoxines provoquant en plus des frissons et la fièvre un choc endoxique (1millionième de mg suffisent).
L’administration d’antibiotique favorise la lyse et la libération d’endotoxine
Les Gram + rentrent par l’intermédiaire d’un corps étranger (cathéter, tube pour l’alimentation par voie intraveineuse): Maladies nosocomiales
La fièvre puerpérale
Bactériose du Coeur
Endocardite bactérienne subaiguë.
Infection des structures internes du coeur, notamment des valves, pouvant aboutir à une insuffisance cardiaque grave. Incapacité du coeur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.
L'endocardite est favorisée par la coexistence d'une anomalie valvulaire et du passage de bactéries dans le sang (passage qui peut survenir lors de soins dentaires, notamment). Les personnes souffrant d'une anomalie valvulaire, même minime, doivent suivre un bref traitement antibiotique avant et après une intervention dentaire.
Dans certains cas un grand nombre de bactéries et de caillots de sang s'accumulent sur les valves. Celles-ci peuvent se casser lâchement et se déplacer aux organes essentiels dans le corps où elles bloquent l'écoulement de sang artériel et causent des obstructions très sérieuses.

Antrax
La maladie est due à une bactérie, Bacillus anthracis, dont les spores, forme de persistance de la bactérie dans l'environnement, peuvent résister plusieurs années, voire plusieurs décennies dans la terre, avant d'être ingérées par des animaux en pâture.
Les spores peuvent aussi être transportées par les cours d'eau. Elles peuvent également être véhiculées par l'air, si on les y dispersait. C'est essentiellement pour ces propriétés que l'agent du charbon, peut constituer une menace bioterroriste.
Le charbon est avant tout une maladie des herbivores, mais tous les mammifères peuvent contracter la maladie.
Chez l'homme, hôte accidentel, la transmission se fait directement ou indirectement à partir d'animaux infectés, ou du fait d'une exposition professionnelle à des produits animaux contaminés.
l n'y a aucun cas documenté de transmission d'homme à homme. Les conséquences de cette maladie en santé vétérinaire et en médecine peuvent être catastrophiques
On rencontre trois formes de charbon chez l'homme :
la forme cutanée, contractée par entrée des spores au niveau d'une coupure ou d'une excoriation
 
la forme intestinale, contractée à la suite de l'ingestion d'aliments contaminés, principalement de viande charbonneuse
la forme pulmonaire, due à l'inhalation de spores en suspension dans l'air. Ces trois formes du charbon peuvent entraîner la mort si elles ne sont pas traitées rapidement.
Les symptômes apparaissent dans les 7 jours suivant le début de l'infection.
La forme cutanée représente au moins 95 % des cas enregistrés chez l'homme dans le monde.
Elle se manifeste au départ comme une piqûre d'insecte, puis évolue en une vésicule puis un ulcère de 1 à 3 cm de diamètre, avec une nécrose noircissante au centre, et peut évoluer vers une septicémie.
Elle est mortelle dans 20% des cas en l'absence de traitement.
La forme intestinale est quant à elle caractérisée par une inflammation aiguë du tractus digestif et se manifeste par l'apparition de nausées, d'une perte de l'appétit, de vomissement, de fièvre suivie de douleurs abdominales et des diarrhées sévères. Elle est mortelle dans 25 à 60% des cas. La forme pulmonaire se manifeste au départ comme un rhume banal, mais évolue en quelques jours avec l'apparition d'importants troubles respiratoires, avec toux, maux de tête, douleurs musculaires, qui s'aggravent et évoluent vers un choc septique. Cette forme de charbon est quasiment toujours mortelle en l'absence de traitement.
L'antibiothérapie entraîne en général une guérison spectaculaire de la personne ou de l'animal infectés par le bacille du charbon si elle est administrée suffisamment tôt (avant les premiers symptômes, ou juste après).
Elle peut également être employée à titre prophylactique chez des sujets asymptomatiques dont on pense qu'ils ont été exposés à des spores
La prévention du charbon chez l'homme et chez l'animal repose sur des mesures de lutte contre la maladie appliquées au bétail dans les régions d'endémie, notamment l'élimination sans risque des carcasses d'animaux charbonneux (par incinération ou enfouissement) et la vaccination des troupeaux à risque.
Les conditions qui prévalent dans beaucoup de pays d'endémie font que ces mesures de lutte apparemment simples sont difficiles à mettre en œuvre.
Dans les pays industrialisés, la prévention repose sur des mesures prophylactiques rigoureuses dans les élevages et l'industrie.
On dispose en effet de vaccins efficaces destinés aux animaux. Par contre, les vaccins à usage humain sont moins performants et leur utilisation doit être réservée aux groupes à haut risque, tels ceux professionnellement exposés et certains personnels militaires.
Gangrène
Lié à Clostridium perfingens et d’autres clostridies
Si une blessure interrompt l’apport de sang : Ischémie ( la plaie devient anaérobie)
L’ischémie entraîne la nécrose. La mort d’un tissu mou (gangrène)
C’est une complication du diabète
Les substances libérées par les cellules mortes fournissent les nutriments pour les bactéries dont le genre Clostridium (anaérobie strict, Gram +, produisant des endospores)
Gangrène gazeuse:  Clostridium provoque la fermentation des glucides du tissu produit du dioxyde carbone et du dihydrogène
Fabrication de hyaluronidase et d’enzymes protéolytiques dégradant le collagène et les tissus
Solution le caisson hyperbare qui contient de l’atmosphère pressurisé riche en dioxygène.
L’oxygène sature les tissus infectés + antibiothérapie (peniciline)
La Peste
La peste est une maladie qui sévit toujours de nos jours en Afrique, Asie et Amérique et fait partie des maladies actuellement ré-émergentes dans le monde.
Elle est soumise à une réglementation internationale. Le nombre de cas déclarés par l'OMS est en progression dans certaines régions. Au cours du XXème siècle, l'utilisation de traitements antibiotiques et le renforcement des mesures de santé publique ont réduit très fortement la morbidité et la mortalité dues à cette maladie, mais n'ont pas permis de la faire disparaître.
La peste est une maladie des rongeurs, principalement véhiculée par le rat, et transmise à l'homme par piqûres de puces de rongeurs infectés. Dans le cas de la peste bubonique, la transmission inter humaine peut avoir lieu par l'intermédiaire de la puce de l'homme.
C'est le pasteurien Alexandre Yersin qui découvrit en 1894 le bacille responsable de la maladie, Yersinia pestis, bactérie d'une extrême virulence
Chez l'homme, la maladie revêt trois formes principales: bubonique (contractée par piqûre de puce), pulmonaire (transmise par voie aérienne) ou septicémique.
La peste bubonique est la forme clinique la plus fréquente.
Elle est caractérisée par un syndrome infectieux très sévère (forte fièvre) et une hypertrophie du ganglion lymphatique (ou bubon) drainant le territoire de piqûre de la puce, après une incubation de 1 à 5 jours.
Dans 20 à 40% des cas, le bubon suppure et le malade guérit après un temps de convalescence assez long.
Sinon, la maladie évolue vers une septicémie, mortelle en moins de 36 heures.
Si le bacille atteint les poumons, la contagion inter humaine peut alors se produire par l'intermédiaire des expectorations.
En l'absence d'un traitement précoce et approprié, la peste pulmonaire est systématiquement mortelle en 3 jours.
Traitement
La streptomycine, le chloramphenicol et les tétracyclines sont les antibiotiques de référence pour le traitement de la peste. Ce sont des antibiotiques parfaitement efficaces s'ils sont administrés à temps.
La chimioprophylaxie au moyen de tétracyclines ou de sulfamides, administrée précocement, est en général d'une très bonne efficacité pour l'entourage immédiat des sujets atteints de peste pulmonaire
Fièvre Hémorragique
Ces virus provoquent toujours de la fièvre, mais pas systématiquement des hémorragies.
La période d'incubation est de 3 à 21 jours. Elle est suivie de syndromes de type grippal qui peuvent aussi évoquer un paludisme (douleurs musculaires, articulaires ou abdominales ; nausées).
La période fébrile est suivie soit d'un rétablissement spontané, soit d'une dégradation rapide de l'état général pendant laquelle les saignements peuvent se produire.
Les hémorragies superficielles se manifestent par des signes cutanés : petits vaisseaux qui éclatent sous la peau (pétéchies), ecchymoses, taches cutanées rouge foncé (purpura).
Des complications cardio-vasculaires, digestives, neurologiques ou rénales peuvent survenir.
Dans les cas les plus graves, le malade meurt d'hémorragies internes, de déshydratation ou de défaillance multiviscérale. La mortalité lors de telles pathologies est généralement supérieure à 10% et peut atteindre 80% (Ebola).
Le plus connu d'entre eux est le virus amaril (famille des Flaviviridés, comprenant des virus transmis par les moustiques, les tiques, ou par des rongeurs et des chauves-souris), responsable de la fièvre jaune qui, malgré l'existence d'un vaccin efficace, sévit toujours en Afrique et en Amérique du Sud.
D'autres flavivirus sont connus depuis moins longtemps, comme celui de la dengue hémorragique, lui aussi transmis par les moustiques, et qui continue de s'étendre en zone tropicale, parti du foyer du Sud-Est asiatique pour atteindre il y a plus de 20 ans l'Amérique du Sud.
Mais les "nouveaux virus", dont certains sont sortis de l'ombre au cours des toutes dernières années, appartiennent à trois autres familles : les Arénaviridés (généralement transmis par des rongeurs*), les Bunyaviridés (transmis par les moustiques, les tiques ou les rongeurs) et les Filoviridés (réservoir animal inconnu).

* Les virus transmis par les rongeurs le sont par voie respiratoire : les excrétas de ces animaux souillent les poussières ensuite inhalées par l'homme. Ceux transmis par les moustiques, les phlébotomes ou les tiques le sont par voie sanguine, au cours du repas de l'arthropode sur l'homme.
FILOVIRUS
Ebola
L'homme semble contaminé par le singe, mais comment le singe est-il infecté?
Le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), et doit son nom à une rivière de ce pays.
Le même virus a ensuite ressurgi au Gabon en novembre 1994, faisant 28 morts sur 44 cas enregistrés lors d'une épidémie initialement attribuée à la fièvre jaune.
En 1995, à Kikwit, RDC, une épidémie, qui avait touché environ 318 personnes et provoqué 249 décès (81% de mortalité), était également due à la "souche Zaïre".
Celle-ci est réapparue en 1996 au Gabon et en Afrique du sud, puis en 2001-2002 à nouveau au Gabon et en République du Congo, et de nouveau en RDC en 2003.
D'autres souches de virus Ebola ont provoqué des épidémies : la souche Soudan, qui a infecté 284 personnes en 1976, puis a ressurgi en Ouganda en 2000-2001 (425 cas et 53% de mortalité).
Elle a encore frappé en 2004 dans la région Western Equatoria au sud du Soudan touchant (au 20 juin) 18 personnes dont 6 décédèrent. La souche Ebola-Côte d'Ivoire, isolée par des chercheurs de l'Institut Pasteur, n'a fait qu'un cas humain : une personne infectée par la manipulation de prélèvements de chimpanzés sauvages en Côte d'Ivoire.
Ces chimpanzés étaient alors touchés par une étrange épidémie, à laquelle certains avaient succombé.
Enfin, la souche Reston, apparue en 1989 en Virginie (Etats-Unis) chez des singes provenant des Philippines - et qui ne semble pas pathogène pour l'homme -, a encore frappé au Texas, en avril 1996, tuant plusieurs macaques là encore d'origine philippine. Le réservoir animal du virus Ebola est activement recherché mais reste à l'heure actuelle inconnu.

Marburg
Le risque biologique : manipulation de singes au laboratoire...
En 1967, à Marburg (Allemagne), 25 personnes préparant des cultures de cellules à partir de reins de singe tombèrent malades, et 7 décédèrent.
D'autres cas furent rapportés simultanément à Francfort et en Yougoslavie, toujours dans des laboratoires où l'on avait reçu des singes en provenance d'Ouganda.
Les singes moururent eux aussi de la maladie, mais les recherches faites en Afrique de l'Est n'ont pas permis de découvrir le réservoir du virus.
Par ailleurs, quelques cas d'infection naturelle ont été rapportés depuis en Afrique du Sud (1975), au Zim

babwe et au Kenya (1980, 1987).
En 1998-1999, une épidémie eu lieu à Durba, en République Démocratique du Congo, touchant essentiellement des personnes travaillant dans une mine d'or.
Les modes de contamination n'ont pas été identifiés. Comme pour le virus Ebola, le réservoir naturel du virus Marburg reste inconnu.

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