lundi 16 juillet 2012

 Les maladies infectieuses
Des systèmes cardiovasculaire et lymphatique
Bactérioses
Septicémie
Le sang est normalement stérile
Il contient peu de fer
Il contient beaucoup de phagocytes défensifs
Sauf si les défenses font défaut = septicémie
Si les bactéries lysent les hématies -> + fer (croissance Bact +++)
Symptômes : Fièvre et frissons
Si elles pénètrent dans les vaisseaux lymphatiques (Lymphangite)
Les microorganismes responsables de septicémie peuvent provoquer des troubles vasculaires -> chute de la pression artérielle (choc septique)
Les Gram – sont souvent les agents responsables car ils produisent des enzymes extracellulaires et des endotoxines provoquant en plus des frissons et la fièvre un choc endoxique (1millionième de mg suffisent).
L’administration d’antibiotique favorise la lyse et la libération d’endotoxine
Les Gram + rentrent par l’intermédiaire d’un corps étranger (cathéter, tube pour l’alimentation par voie intraveineuse): Maladies nosocomiales
La fièvre puerpérale
Bactériose du Coeur
Endocardite bactérienne subaiguë.
Infection des structures internes du coeur, notamment des valves, pouvant aboutir à une insuffisance cardiaque grave. Incapacité du coeur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.
L'endocardite est favorisée par la coexistence d'une anomalie valvulaire et du passage de bactéries dans le sang (passage qui peut survenir lors de soins dentaires, notamment). Les personnes souffrant d'une anomalie valvulaire, même minime, doivent suivre un bref traitement antibiotique avant et après une intervention dentaire.
Dans certains cas un grand nombre de bactéries et de caillots de sang s'accumulent sur les valves. Celles-ci peuvent se casser lâchement et se déplacer aux organes essentiels dans le corps où elles bloquent l'écoulement de sang artériel et causent des obstructions très sérieuses.

Antrax
La maladie est due à une bactérie, Bacillus anthracis, dont les spores, forme de persistance de la bactérie dans l'environnement, peuvent résister plusieurs années, voire plusieurs décennies dans la terre, avant d'être ingérées par des animaux en pâture.
Les spores peuvent aussi être transportées par les cours d'eau. Elles peuvent également être véhiculées par l'air, si on les y dispersait. C'est essentiellement pour ces propriétés que l'agent du charbon, peut constituer une menace bioterroriste.
Le charbon est avant tout une maladie des herbivores, mais tous les mammifères peuvent contracter la maladie.
Chez l'homme, hôte accidentel, la transmission se fait directement ou indirectement à partir d'animaux infectés, ou du fait d'une exposition professionnelle à des produits animaux contaminés.
l n'y a aucun cas documenté de transmission d'homme à homme. Les conséquences de cette maladie en santé vétérinaire et en médecine peuvent être catastrophiques
On rencontre trois formes de charbon chez l'homme :
la forme cutanée, contractée par entrée des spores au niveau d'une coupure ou d'une excoriation
 
la forme intestinale, contractée à la suite de l'ingestion d'aliments contaminés, principalement de viande charbonneuse
la forme pulmonaire, due à l'inhalation de spores en suspension dans l'air. Ces trois formes du charbon peuvent entraîner la mort si elles ne sont pas traitées rapidement.
Les symptômes apparaissent dans les 7 jours suivant le début de l'infection.
La forme cutanée représente au moins 95 % des cas enregistrés chez l'homme dans le monde.
Elle se manifeste au départ comme une piqûre d'insecte, puis évolue en une vésicule puis un ulcère de 1 à 3 cm de diamètre, avec une nécrose noircissante au centre, et peut évoluer vers une septicémie.
Elle est mortelle dans 20% des cas en l'absence de traitement.
La forme intestinale est quant à elle caractérisée par une inflammation aiguë du tractus digestif et se manifeste par l'apparition de nausées, d'une perte de l'appétit, de vomissement, de fièvre suivie de douleurs abdominales et des diarrhées sévères. Elle est mortelle dans 25 à 60% des cas. La forme pulmonaire se manifeste au départ comme un rhume banal, mais évolue en quelques jours avec l'apparition d'importants troubles respiratoires, avec toux, maux de tête, douleurs musculaires, qui s'aggravent et évoluent vers un choc septique. Cette forme de charbon est quasiment toujours mortelle en l'absence de traitement.
L'antibiothérapie entraîne en général une guérison spectaculaire de la personne ou de l'animal infectés par le bacille du charbon si elle est administrée suffisamment tôt (avant les premiers symptômes, ou juste après).
Elle peut également être employée à titre prophylactique chez des sujets asymptomatiques dont on pense qu'ils ont été exposés à des spores
La prévention du charbon chez l'homme et chez l'animal repose sur des mesures de lutte contre la maladie appliquées au bétail dans les régions d'endémie, notamment l'élimination sans risque des carcasses d'animaux charbonneux (par incinération ou enfouissement) et la vaccination des troupeaux à risque.
Les conditions qui prévalent dans beaucoup de pays d'endémie font que ces mesures de lutte apparemment simples sont difficiles à mettre en œuvre.
Dans les pays industrialisés, la prévention repose sur des mesures prophylactiques rigoureuses dans les élevages et l'industrie.
On dispose en effet de vaccins efficaces destinés aux animaux. Par contre, les vaccins à usage humain sont moins performants et leur utilisation doit être réservée aux groupes à haut risque, tels ceux professionnellement exposés et certains personnels militaires.
Gangrène
Lié à Clostridium perfingens et d’autres clostridies
Si une blessure interrompt l’apport de sang : Ischémie ( la plaie devient anaérobie)
L’ischémie entraîne la nécrose. La mort d’un tissu mou (gangrène)
C’est une complication du diabète
Les substances libérées par les cellules mortes fournissent les nutriments pour les bactéries dont le genre Clostridium (anaérobie strict, Gram +, produisant des endospores)
Gangrène gazeuse:  Clostridium provoque la fermentation des glucides du tissu produit du dioxyde carbone et du dihydrogène
Fabrication de hyaluronidase et d’enzymes protéolytiques dégradant le collagène et les tissus
Solution le caisson hyperbare qui contient de l’atmosphère pressurisé riche en dioxygène.
L’oxygène sature les tissus infectés + antibiothérapie (peniciline)
La Peste
La peste est une maladie qui sévit toujours de nos jours en Afrique, Asie et Amérique et fait partie des maladies actuellement ré-émergentes dans le monde.
Elle est soumise à une réglementation internationale. Le nombre de cas déclarés par l'OMS est en progression dans certaines régions. Au cours du XXème siècle, l'utilisation de traitements antibiotiques et le renforcement des mesures de santé publique ont réduit très fortement la morbidité et la mortalité dues à cette maladie, mais n'ont pas permis de la faire disparaître.
La peste est une maladie des rongeurs, principalement véhiculée par le rat, et transmise à l'homme par piqûres de puces de rongeurs infectés. Dans le cas de la peste bubonique, la transmission inter humaine peut avoir lieu par l'intermédiaire de la puce de l'homme.
C'est le pasteurien Alexandre Yersin qui découvrit en 1894 le bacille responsable de la maladie, Yersinia pestis, bactérie d'une extrême virulence
Chez l'homme, la maladie revêt trois formes principales: bubonique (contractée par piqûre de puce), pulmonaire (transmise par voie aérienne) ou septicémique.
La peste bubonique est la forme clinique la plus fréquente.
Elle est caractérisée par un syndrome infectieux très sévère (forte fièvre) et une hypertrophie du ganglion lymphatique (ou bubon) drainant le territoire de piqûre de la puce, après une incubation de 1 à 5 jours.
Dans 20 à 40% des cas, le bubon suppure et le malade guérit après un temps de convalescence assez long.
Sinon, la maladie évolue vers une septicémie, mortelle en moins de 36 heures.
Si le bacille atteint les poumons, la contagion inter humaine peut alors se produire par l'intermédiaire des expectorations.
En l'absence d'un traitement précoce et approprié, la peste pulmonaire est systématiquement mortelle en 3 jours.
Traitement
La streptomycine, le chloramphenicol et les tétracyclines sont les antibiotiques de référence pour le traitement de la peste. Ce sont des antibiotiques parfaitement efficaces s'ils sont administrés à temps.
La chimioprophylaxie au moyen de tétracyclines ou de sulfamides, administrée précocement, est en général d'une très bonne efficacité pour l'entourage immédiat des sujets atteints de peste pulmonaire
Fièvre Hémorragique
Ces virus provoquent toujours de la fièvre, mais pas systématiquement des hémorragies.
La période d'incubation est de 3 à 21 jours. Elle est suivie de syndromes de type grippal qui peuvent aussi évoquer un paludisme (douleurs musculaires, articulaires ou abdominales ; nausées).
La période fébrile est suivie soit d'un rétablissement spontané, soit d'une dégradation rapide de l'état général pendant laquelle les saignements peuvent se produire.
Les hémorragies superficielles se manifestent par des signes cutanés : petits vaisseaux qui éclatent sous la peau (pétéchies), ecchymoses, taches cutanées rouge foncé (purpura).
Des complications cardio-vasculaires, digestives, neurologiques ou rénales peuvent survenir.
Dans les cas les plus graves, le malade meurt d'hémorragies internes, de déshydratation ou de défaillance multiviscérale. La mortalité lors de telles pathologies est généralement supérieure à 10% et peut atteindre 80% (Ebola).
Le plus connu d'entre eux est le virus amaril (famille des Flaviviridés, comprenant des virus transmis par les moustiques, les tiques, ou par des rongeurs et des chauves-souris), responsable de la fièvre jaune qui, malgré l'existence d'un vaccin efficace, sévit toujours en Afrique et en Amérique du Sud.
D'autres flavivirus sont connus depuis moins longtemps, comme celui de la dengue hémorragique, lui aussi transmis par les moustiques, et qui continue de s'étendre en zone tropicale, parti du foyer du Sud-Est asiatique pour atteindre il y a plus de 20 ans l'Amérique du Sud.
Mais les "nouveaux virus", dont certains sont sortis de l'ombre au cours des toutes dernières années, appartiennent à trois autres familles : les Arénaviridés (généralement transmis par des rongeurs*), les Bunyaviridés (transmis par les moustiques, les tiques ou les rongeurs) et les Filoviridés (réservoir animal inconnu).

* Les virus transmis par les rongeurs le sont par voie respiratoire : les excrétas de ces animaux souillent les poussières ensuite inhalées par l'homme. Ceux transmis par les moustiques, les phlébotomes ou les tiques le sont par voie sanguine, au cours du repas de l'arthropode sur l'homme.
FILOVIRUS
Ebola
L'homme semble contaminé par le singe, mais comment le singe est-il infecté?
Le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), et doit son nom à une rivière de ce pays.
Le même virus a ensuite ressurgi au Gabon en novembre 1994, faisant 28 morts sur 44 cas enregistrés lors d'une épidémie initialement attribuée à la fièvre jaune.
En 1995, à Kikwit, RDC, une épidémie, qui avait touché environ 318 personnes et provoqué 249 décès (81% de mortalité), était également due à la "souche Zaïre".
Celle-ci est réapparue en 1996 au Gabon et en Afrique du sud, puis en 2001-2002 à nouveau au Gabon et en République du Congo, et de nouveau en RDC en 2003.
D'autres souches de virus Ebola ont provoqué des épidémies : la souche Soudan, qui a infecté 284 personnes en 1976, puis a ressurgi en Ouganda en 2000-2001 (425 cas et 53% de mortalité).
Elle a encore frappé en 2004 dans la région Western Equatoria au sud du Soudan touchant (au 20 juin) 18 personnes dont 6 décédèrent. La souche Ebola-Côte d'Ivoire, isolée par des chercheurs de l'Institut Pasteur, n'a fait qu'un cas humain : une personne infectée par la manipulation de prélèvements de chimpanzés sauvages en Côte d'Ivoire.
Ces chimpanzés étaient alors touchés par une étrange épidémie, à laquelle certains avaient succombé.
Enfin, la souche Reston, apparue en 1989 en Virginie (Etats-Unis) chez des singes provenant des Philippines - et qui ne semble pas pathogène pour l'homme -, a encore frappé au Texas, en avril 1996, tuant plusieurs macaques là encore d'origine philippine. Le réservoir animal du virus Ebola est activement recherché mais reste à l'heure actuelle inconnu.

Marburg
Le risque biologique : manipulation de singes au laboratoire...
En 1967, à Marburg (Allemagne), 25 personnes préparant des cultures de cellules à partir de reins de singe tombèrent malades, et 7 décédèrent.
D'autres cas furent rapportés simultanément à Francfort et en Yougoslavie, toujours dans des laboratoires où l'on avait reçu des singes en provenance d'Ouganda.
Les singes moururent eux aussi de la maladie, mais les recherches faites en Afrique de l'Est n'ont pas permis de découvrir le réservoir du virus.
Par ailleurs, quelques cas d'infection naturelle ont été rapportés depuis en Afrique du Sud (1975), au Zim

babwe et au Kenya (1980, 1987).
En 1998-1999, une épidémie eu lieu à Durba, en République Démocratique du Congo, touchant essentiellement des personnes travaillant dans une mine d'or.
Les modes de contamination n'ont pas été identifiés. Comme pour le virus Ebola, le réservoir naturel du virus Marburg reste inconnu.

L'arthrose est l'une des causes principales de l'handicap ostéo-articulaire lié à l'âge. C'est une maladie dégénérative de l'articulation, caractérisée par une
perte localisée du cartilage avec changements réactionnels dans l'os sous chondral et la synoviale. Longtemps considérée comme une maladie du cartilage,
l'arthrose est actuellement définie par une atteinte de toute l'articulation.
Les progrès dans le domaine de l'arthrose ont été considérables en 20 ans, notamment dans la compréhension de la physiopathologie de la maladie, les
biomarqueurs, l'imagerie et la thérapeutique.
Le dossier suivant contient les actualités biologiques de l'arthrose



Structure des antigènes


Définition :

-Immunogène
 : molécule qui lorsqu'elle est introduite dans l'organisme provoque une réaction immunitaire de la part du receveur.
-Epitope ou déterminant antigénique
 : c'est la partie qui se lie à l'anticorps.
Les antigènes ont habituellement un grand nombre de déterminants qui peuvent être différents les uns des autres ou, au contraire, être des structures répétitives.
On distingue
 2 catégories
1.     la réponse d'ordre humorale : qui conduit à la production d'anticorps. La reconnaissance se fait par des anticorps fixés aux lymphocytes B. Les Antigènes sont reconnus sous une forme native en solution. La partie de l'antigène est reconnue : Epitope B : Reconnaissance directe via des anticorps portés les lymphocytes B.
2.     la réponse d'ordre cellullaire : qui conduit à la prolifération des lymphocytes T. On a une réponse vis à vis des Epitope T. Dans ce cas la présentation de l'antigène se fait par une molécule du CMH.


I. Reconnaissance des Epitopes B : reconnaissance par les lymphocytes B

- l'immunogènicitè
 : C'est à dire pourquoi un antigène provoque une réaction immunitaire ?
Pourquoi est il immunogène ?
Pour être immunogène une molécule doit être étrangère à l'organisme.
La réaction est d'autant plus forte qu'il y a écart zoologique entre le donneur et le receveur.
 
Ex
 :
donneur : antigène = albumine humaine
receveur = Homme, singe , lapin et poule
Receveur
H
S
L
P
Albumine
-
+/-
++
+++

Cependant quelques exceptions :
1- Maladies autoréactives impliquées dans le cas autoimmune. L'animal réagit à ses propres molécules (phatologie)
2- Compartiments où les molécules sont exclues du circuit lymphatique par suite de barrière.
  • la chambre de l'œil : traumatismeà si proteine du cristallin dans la circulationà dangereux.
  • le cerveau
  • les testicules : avec les spermatozoïdes qui ont la particularité d'être élaborés très longtemps après apprentissage immunologique de l'individu. 
    Si on injecte à un individu des spermatozoïdesà reconnu comme étrangerà provoque la réaction immunitaire. Pourquoi ? Pendant la vie embryonnaire apprentissage immunitaire. Les spermatozoïdes arrivent après.


1. Immunogènes naturels

a. Les protéines
L'immunogénicité est liée à la structure primaire de la molécule. Certains acides aminés vont augmenter l' immunogénicité, ex : tyrosine, acides aminés aromatiques, structure III : Le poids moléculaire soit suffisant : une molécule est d'autant plus immunogène que son PM est élevé, limite inf (10 kDa)..Certaines protèines plus petites peuvent être immunogènes (insuline : 5.7 kDa, Vasopressine 1 kDa).

b. Les lipides
Non immunogènes mais s'ils sont associés à des lécithines ou à des protéines, ils le deviennent.
Exception : cardiolipides : Antigène de wasserman. Ekke comporte 3 molécules de glycérol + 4 molécules d'acides gras insaturés. Ce complexe est immunogène. Il est abondant dans le tissu cardiaque.

c. Les Acides nucléiques
Non immunogènes, mais sauf s'ils sont couplés à des protéines.
Exception : lupus érythémateux : réaction de l'organisme quand il y a production des autoanticorps contre des Ac nucléiques et notamment cDNA

d. Polysaccharides
Polyosides: ceux à structure branchée fortement immunogène, même si constitués d'un seul type d'ose. (Dextranes (polyosides bactériens extracellulaire, fort immunogène)
si un seul type d'ose. Ex glycanes (polymère de glucose : amidon, glycogène). Non immunogène.
Hétéroglycanes : oses différents
- origine animale : immunogène
- origine végétale : non immunogène
- origine bactérienne : fort immunogène.

2. Antigènes synthétiques

Ils sont synthétisés et vont servir pour préciser les facteurs qui provoquent une réaction immunitaire.
  • Polymère d'acides aminés et même homopolymère (1 seul AA linéaire ou branché)à non immunogène
  • Seuls les hétéro polymères sont immunogènes.

Ex
 : 
sur un support de poly-L lysine on greffe 3 AA et on modifie leur position
à l'inversion de 2 AAàmodifie l'antigénicité.à base de l' immunogénétique.
a. l'importance de la réaction dépend de l'ordre des AA 
b. avec la distance séparant les AA
 
c. avec la configuration optique des AA (L ou D).

3. Modulation de l'immunogénicité

- On augmente la réponse immunitaire en augmentant les stimulations antigéniques, donc la fréquence.

- Intervention d'adjuvants : molécules aidant la réaction immunitaire. (Ramon, 1925). Utilisation de la sérothérapie c.a.d. injections de sérums d'animaux immunisés contre un agent pathogèneà diphtérie. Neutralisation des toxines.

Pour une même immunisation
à sérum de cheval ayant un titre élevé. Les bons receveursà réaction inflammatoire au lieu d'injection. On augmentait la réaction inflammatoire en ajoutant du tapioca, mie de painà pus à le taux d'anticorps était augmentéà Notion d'ADJUVANT.

Ex
 : 
adjuvant de Freund:
incomplet : huile + émulsifiant (évite la destruction de l'Ag)
complet : huile + émulsifiant + mycobactéries tuées.(attraction des macrophages et des lymphocytes)

Principe de l'immunisation :
on prépare une solution qui renferme 1ml de sérum physiologique + l'antigène dissous (1 à 2 ml) + 2 ml d'adjuvant. On agite le tout et on injecte à un lapin (40 injections intradermiques) à différents endroits. L'antigène est emprisonné entre les gouttelettes de lipides. Si on met l'antigène dans le sérum physiologique celui ci est détruit. La destruction des mycobactéries provoque la réaction inflammatoireà arrivées des cellules présentatrices d'antigènes dont les macrophages puis arrivée des lymphocytes-à production d'anticorps par la suite par coopération cellulaire.

4.Modalités de réductionà notion de Tolérance.

2 distinctions :

a. A l'état embryonnaire
- soit 2 souris nouveaux-nés : lignées A et B, on réalise une allogreffe.
Le système immunitaire chez ces jeunes n'est pas encore fonctionnel
à tolérance face à une allogreffe et même une Xénogreffe.
Et on aura le maintien de l'allogreffe même à l'état adulte.
Mais si issue d'une autre souris
à rejet
Apprentissage à l'état embryonnaire des antigènes du soi.
 

- Une allogreffe à l'état très jeune sera considérée comme une allogreffe du soi et sera donc acceptée.
Mais si plus tardive
à rejet
Apprentissage des caractères tissulaires du soi ou de ceux qui sont introduits dans l'organisme à ce moment. Quand le système immunitaire se met en place, les données acquises sont enregistrées.
b-Tolérance par effet de dose
Chez l'adulte des tolérances peuvent être induites
- si dose trop forte d'antigène : pas de réponse
à Tolérance de haute zoneà paralysie du système Immunitaire
- si injections répétées de dose trop faible d'antigène : Tolérance de basse zone
II.Immuno spécificité

1. Généralités

L'Epitope
 :déterminant antigénique (Jernes, 1950) : partie de l'antigène entraînant une synthèse d'un anticorps spécifique. (sur une molécule de grande taille, il existe plusieurs épitopes distincts à l'origine de plusieurs catégories d'anticorps).

Induction
 : un épitope est reconnu par la cellule quand elle possède le récepteur spécifique. Après reconnaissanceà les lymphocytes B sont stimulésà prolifération clonale et chaque cellule B fille aura synthétisée les Récepteurs analogues à ceux du départ.

Notion de sérum polyclonal
 : un antigène possède plusieurs épitopes différents. Chaque épitope donnera naissance à un clone. Lors d'une prise de sang on a des clones différents des LB et tous types différents d'anticorpsà d'où le terme de polyclonal.

Notion d'anticorps monoclonal
 : anticorps ne reconnaissant qu'un seul type d'épitope. Ils sont issus d'un seul clone, celui de l'épitope.

Une molécule qui comporte toutes les catégories d'épitopes : résulte de la structure I ou soit de la structure III.
à épitope séquentiel, épitope conformationnel.
La molécule de lysozyme présente une boucle extériorisée qui joue un rôle important dans la réaction immunitaire.

Conformationnel
 : c'est la forme qui est reconnue par l'anticorps. 
Si la boucle est intacte
à réaction forte. 
Si on ouvre la boucle
à faible reconnaissance par l'anticorpsà faible réponse.

Séquentiel
 : les épitopes reconnaissent une séquence d'acides aminés (15 à 20 AA). A l'intérieur on a une unité de reconnaissance limitée de 4 à 7 acides aminés. Des anticorps sont capables de faire la distinction du changement d'un seul AA.

Notion de sites distincts et sites chevauchants
 : SAB : il existe 60 Ac polyclonaux dirigés contre. 33 épitopes calculésà il existe des épitopes chevauchants. La reconnaissance se traduit en terme de surface. 

Les polysaccharides
 : taille des épitopes : 6 résidus glucidiques. La modification d'un seul sucre peut être reconnue par les anticorps.

Haptène
 : molécule qui est incapable d'induire seule la synthèse d'anticorps, mais qui peut la faire quand elle est fixée à une molécule porteuse de grande taille : carrier.
Landsteiner : utilise une petite molécule synthétique : ac para amino benzoique (PAB) couplée à la SAB.

PAB seul
àlapinà rien
le complexe
àlapinàanti-PAB ; anti-SAB ; anti-SAB-PAB (linker)

Au laboratoire, il est fréquent d'avoir des petites molécules dont le PM est faible.( Ex, enképhaline, endorphinesà couplage SAB, SAH )
Linker : glutaraldéhyde : molécule symétrique

Notion d'effet porteur :
Injection à un lapin
àSAB couplé avec DNP (dinitrophénol)
1er injection : immunisation primaire
àinjection de rappel : immunisation secondaire....on regarde
Immun 1
Immun 2
Anticorps
SAB-DNP
SAB-DNP
anti-DNP
SAB-DNP
SAB
faible
SAB-DNP
AVA-DNP
faible

ceci met en évidence le rôle des molécules porteuses dans le cadre de la réaction immunitaire.
Un antigène : 2 parties
 
le carrier reconnu par les LT
l'haptène à reconnu par les LB
Notion de réaction croisée :
ACTH, alpha MSH, beta MSH et beta LPH séquences d'AA commune
si on injecte l'ACTH à un lapin
àanti-ACTHàréaction homologue (Ac dirigé contre l'antigène)
si on injecte la beta MSH
àanti-MSH mais les anticorps vont reconnaître l'ACTH et les anti-ACTH les beta MSH : réaction croisée
1.     Prudence dans les interprétationsànotion de.Molécule apparentée ;
2.     Une des causes de déclenchement de maladies autoimmunes dont les injections à streptocoqueàattaque des vacuoles cardiaques. Il y a synthèse d'anti-steptocoque qui possède des épitopes communs avec les tissus cardiaques.

Notion de configuration spatiale dans les réactions croisées :
 
soit un antigène 5 à 6 AA sont importants pour la reconnaissance. Ils ont un rôle majeur pour l'énergie de liaison à épitopes énergétiques. On trouve aussi des épitopes de structures.

2. Action effectrice des Antigènes

a. antigènes thymodépendants
La production d'anticorps vis à vis d'antigènes nécessite l'intervention des B et collaboration LB et LT
Ex
 : proteines solubles et également hématies hétérologues (injection à un lapin d'hématies de moutons).
b. Antigènes thymoindépendants
Aucun besoin de l'intervention de lymphocytes T pour induire une réponse immunitaire
àstimulation directe des lymphocytes B (grosses molécules, aspect répétitif de leur déterminant antigénique, dégradation lente).

Ex :
 polysaccharide issu de la paroi des pneumocoques.

III.La présentation de l'antigène.

Les antigènes sont traités par les cellules spécialisées (Cellules présentant l'antigène) selon différents modes. Les cellules B utilisent leurs anticorps de surface pour lier et internaliser l'antigène spécifique. Il est alors partiellement dégradé (apprêté) et ré-exprimé à la surface de la cellule, en association avec des molécules de classe II du CMH, afin d'y être reconnu par les cellules T
àreconnaissance de l'épitopes par l'intermédiaire d'un récepteur spécifique : TCR

Ces TCR ont besoin de connaître des fragments antigéniques de petites tailles présentes par le complexe majeur d'histocompatibilité associé à une protéine accessoire CD4 (cluster of différentiation)

- Les antigènes sont pris en charge par les CPA (cellules présentatrices d'antigènes) dont les macrophages, les cellules dendritiques, les cellules de langerhans. En théorie les LB peuvent endocyter et présenter n'importe quel antigène.

- Les phagocytes mononucléés utilisent leurs récepteurs Fc ou leurs récepteurs C3 pour endocyter les particules opsonisées, avant de les dégrader dans leurs phagolysosomes. Cette voie de dégradation croise la voie de synthèse intracellulaire des molécules du CMH ce qui permet le transfert des fragments de l'antigène dans les molécules du CMH.

1 .Le CMH de classe II :

Le CMH de classe II synthétise au niveau du RER sous forme de 2 éléments : une chaîne alpha et une chaîne bêta. Ils forment un complexe avec un peptide additionnel appelé chaîne invariante (Ii). Cette chaîne est codée par un gène localisé hors du CMH. Le complexe
 ab-Ii est transporté via l'appareil de golgi vers les endosomes ou les lysosomes où à pH acide, la chaîne Ii se dissocie. Le complexe ab passe trois heures dans ce compartiment avant d'atteindre la surface cellulaire. La dissociation de Ii et du complexe ab à la faveur du pH acide permet la fixation de l'antigène. A la surface, le CMH II va s'installer avec ses 2 chaînes + l'antigène qui sera présente aux LT. à complexe TCR-CMH.
Le peptide Ii :
 fonction de sécurité, il empêche dans la cellule la fixation des antigènes du soi.

2. Le CMH de classe I : 

permet de reconnaître le soi de l'étranger (non soi).

3. Différences entre le CMH I et le CMH II :

- CMH II exprimé par un faible nombre de cellules présentatrices d'antigènes (LB, M).

- CMH I exprimé par toutes les cellules de l'organisme qui sont nuclées.

- Les hématies n'expriment par le CMH I
àpas de problèmes lors des transfusions sanguines.

- Les cellules nerveuses expriment faiblement le CMH I "
 oui " lors de cas anormaux.

Des protéines anormales passent par les citernes du RE puis sont rejetées à l'extérieur où elles sont prises en charge par le CMH I. Les épitopes T seront reconnus par un LT qui possède le marqueur CD 8 (cluster of différenciation) associé à un récepteur spécifique. Les protéines anormales sont dans le cytosol et pour être transportée à l'extérieur doivent être transportée par une citerne du RE. Mise en place d'un système qui fait appel aux protéasomes : complexe qui dégrade l'antigène en partie plus petites (protéases à cystéines + complexe multi-catalitique). L'antigène pourra alors passer dans les citernes. Pour cela, il faut l'intervention de molécule particulière les TAP, molécules qui implique l'intervention de l'ATP. TAP1 et TAP2.

4. Notion de super antigène:

àtoxines
àentérotoxines (ex issu de staphylococcus aureus : niveau intestinalà troubles cliniques dues à une sur abondance de lymphocytesà énorme prolifération lymphocytaire (100 molécules de toxinesà prolifération lymphocytaire analogue à un milliard de molécules d'antigènes classiqusà super antigènes

Un antigène classique active 1 LT pour 10000. Dans le cas des super-AG (1 pour 5) tous les LT actifs produisent une grande quantité d'IL2 et les troubles que l'on constate sont dus à l'excès d'IL2 (IL2 stimule les LT cytotoxiques).

Les chaînes du CMH II présentent les épitopes B

les chaînes du CMH I présentent les épitopes T

les super-Ag activent de façon non spécifique tous les récepteurs car présentent un changement de conformation.

5. Prédiction des épitopes:

Liés aux modalités de vaccination. Avant on utilisait un antigène purifié et désactivé. Maintenant, on utilise des épitopes synthétiques. Dans ce cas :

àépitope B : on possède la partie antigénique qui a été purifiée. On détermine les sites antigéniques. On sélectionne la partie de la molécule qui est réactive et on la couple avec une protéine peu réactiveàmeilleure tolérance de l'individu. 
On cherche les gènes de synthèse de diverses méthodes : diffractions aux RX, RMN. Si on connaît la structure I de l'antigène
àcDNA. Pb : on a la structure II et les anticorps reconnaissent la structure et non un alignement. On va chercher des molécules ayant des séquences analogues. Si par chance on trouve une telle molécule dont la structure III est connue, on aura une idée sur la conformation globale. On peut faire des modélisations moléculaires.

àépitopes T : les épitopes sont présentés par le CMH : petite partie de l'Ag et il est difficile de prévoir qu'elle sera la partie antigénique qui sera présentée par le CMH. De plus, il existe des parties internes de la molécule présentée par le CMHà augmente la difficulté.
Dans le réticulum l'antigène va s'associer aux 2 chaînes du CMH I. Le CMH I ne présente pas de chaîne
 b mais une molécule de b2 microglobuline.

6. Les voies de migration des molécules de classe I ou II : 

Les antigènes synthétisés dans la cellule, tels que les polypeptides viraux, s'associent préférentiellement aux molécules du CMH I. Ce phénomène prend place au cours de la synthèse des molécules de classe I. La liaison avec le peptide antigénique stabilise la chaîne
 a dans son association avec la b2 microglobuline. Après leur synthèse, ces molécules de classe I migrent depuis le golgi jusqu'à la membrane cellulaire où elles peuvent présenter tout antigène qui leur est associé aux LT (CD8).
A l'opposé les antigènes endocytés par la cellule tels que les complexes immuns s'associent plutôt au CMH II. On considère que la chaîne invariante Ii présente seulement les molécules néoformées, est échangée avec le peptide antigénique dans un endosome, avant que les molécules de classe II, ne soient transportées à la surface de la cellule.
 

7. Comparaison des modalités de reconnaissance entre LB et LT :
Les épitopes reconnus par les anticorps sur une même molécule (épitope B) sont différents des épitopes reconnus par les LT.
 

Les épitopes T reconnus par les CD4 et les CD8 sont aussi différents ;
 

Les épitopes reconnus par les LT lorsqu'ils sont présentés par CMH I sont de petites tailles 7 à 8 AA. Ceux présentés par le CMH II sont plus longs (10 à 15 AA).
Les Anticorps
Les molécules de l'immunité spécifique comprennent d'une part, les Immunoglobulines, Ig ou Ac qui sont sous forme soluble dans les liquides biologiques ou sous forme de récepteurs membranaires à la surface des LB (BCR : B cell receptor) et d'autre part, les récepteurs des LT (TCR : T cell receptor).
Ces molécules qui assurent la reconnaissance des épitopes des Ag par des sites complémentaires stéréospécifiques appelés paratopes, sont extrêmement diversifiés.
On estime qu'un organisme adulte contient à un instant donné de l'ordre de 10 20 molécules d'Ig dont plus de 10 9 espèces moléculaires différentes et plus de 10 4 clones différents de LT.
Ces molécules sont bifonctionnelles. La partie N-term porte le paratope et assure la reconnaissance spécifique. La partie C-term déclenche des signaux biologiques induits par la liaison du paratope à l'épitope.
Les chaînes polypeptidiques des TCR, BCR et Ig sont formées de sous-unités globulaires compactes d'environ 100 AA, avec un pont S-S intra-chaîne appelé domaine.
Cette structure de base se retrouve dans toutes les protéines appartenant à la superfamille des Ig qui comprend un ensemble de molécules de membranes participant aux interactions cellulaires, en particulier les molécules du CMH et la plupart des molécules d'adhérence inter-cellulaire.
I. Notion d'immunoglobuline
1. Définition :
les anticorps (Ac)/immunoglobulines (Ig) ont été décrits à l'origine comme une classe de protéines sériques induites par un contact avec un antigène et qui se lient spécifiquement à l'antigène qui a provoqué leur synthèse. La plupart des Ac sont associés à la fraction gamma globulinémique du sérum. Par la suite, on a mis en évidence que les cellules B utilisent une forme membranaire de leur anticorps comme récepteur pour l'antigène.
- Quand on réalise l'électrophorèse d'un sérum, on obtient le profil suivant :
Le g correspond aux IgG.
D'un point de vue de leur stucture
  • Elle possède, 2 chaînes lourdes H (heavy) : le type de chaîne lourde définit la classe et la sous-classe des Ig (ex : IgM, IgG3).
  • Elle possède 2 chaînes légères L : (light).
    Ces molécules sont symétriques et des parties variables : on parle donc de, LV et de CH
  • Les chaînes H contiennent: un domaine N-terminal variable VH et 3 ou 4 domaines constants : CH1, CH2, CH3
Les chaînes VL et VH possèdent 3 zones hyper variables ou régions déterminant la complémentarité (CDR).
Le paratope est formé par la juxtaposition dans l'espace des zones hyper variables séparées par deux régions plus conservées (régions charpentes ou FR pour framework).
La région située entre CH1 et CH2 ou région charnière assure la flexibilité de la molécule D'Ac dont les 2 bras portant les paratopes sont mobiles dans l'espace.
  • Fab : fragment Ag binding : fragment de liaison avec l'Ag : L+VH-CH1)
  • Fc : fragment cristallisable (dimère de CH2+ CH3).
On peut casser ces chaînes avec des enzymes : papaïne à donne Le fragment Fab et le fragment Fc. Les fragments Fab + Fv (VL+VH) portent le paratope, Fc assure l'essentiel des propriétés effectrices de la molécule.

2. Structure des chaînes
a. Chaîne légère
  • PM faible : 23 kDa
  • Découverte initialement dans le cas d'une maladie : Myélome : tumeurs des cellules lymphoïdesà il y a production excédentaire de chaînes légèresà passent dans les urines : Proteïnerie de Bence Jones.
  • 214 AA. Les 106 premiers : sont très variables d'un anticorps à un autre : Ils constituent la partie variable.
  • De 108 à 214à zone constante
  • Il existe 2 types de chaînes légères :
    • - les chaînes kappa : avec 3 sous catégories
    • - les chaînes lambda : avec 5 sous types

Les chaînes kappa sont 2 fois abondantes que les chaînes lambda. On a toujours une association 2 lambda, 2 kappa . Les chaînes légères sont communes à l'ensemble de Ig (IgG, IgA, IgD...). Les chaînes légères sont formées de 2 domaines, un domaine variable VL et un domaine constant CL.
b. Chaîne lourde
  • PM : 50 kda
  • 446 AA
  • Les chaînes lourdes sont spécifiques pour chaque type d'Ig: leur terminologie va être différente :
    • IgG gamma HC.
    • IgA alpha HC
    • IgM µ HC
    • IgD sigma HC
    • IgE epsilon HC
Le fragment Fc est dépourvu d'activité de reconnaissance des Ag mais possède des propriétés biologiques importantes : Il détermine la demi-vie des Ig :
  • IgG demi-vie de 21 jours
  • IgA demi-vie de 5 à 7 jours
  • IgD et E demi-vie de 2 jours.
La partie Fc des IgG va être impliquée dans la traversée du placenta au niveau duquel il existe des récepteurs pour la partie Fc des IgG impliquées dans la fixation du complément.
Mastocytes (cellules possédant des granules renfermant des amines biogènes dont l'histamine). La membrane présente des récepteurs aux IgE. Les cellules mastocytaires sont impliquées dans les réactions d'allergies : notion de domaine.
On trouve des boucles qui représentent des ensembles maintenus par des S-S de 110 AA. La boucle faisant 60 AA. Il existe des analogies de séquence entre les différentes boucles et ceci même entre des Ig d'espèces différentes. Cette structure est omniprésente dans l'immunité.
A l'origine un gène ancestral de 330 millions d'années a codé pour un élément de 110 AA puis a subi des duplications. Les modèles ainsi édifiés ont été utilisés par les organismes pour les diverses fonctions immunitairesà base de la superfamille des Ig
3. Modèle des IgM
  • Molécule de 900 kDa.
  • Structure pentaradiaire (symétrie d'ordre S).
  • 15 g/l de sérum.
  • On a 5 unités d'Ig réunies par des liaisons S-S et par une chaîne J de jonction.
  • Quand on coupe on a 10 chaînes légères.
  • Partie Fc : chez les IgG on avait 2 domaines mais pour les IgM on a 3 domaines. Présente une glycosylation importante : 12% du PM de la molécule.
Cette structure existe chez tous les vertébrés à l'exception des vertébrés les plus primitifs (La lamproie) qui n'ont que des IgM uniques et non avec des structures pentamériques.
  • Rôle biologique : importantes capacités d'agglutinations.
    • Entre les branches des IgM on peut agglutiner.
    • IgM fixent fortement le complément.
    • Ils exercent une activités lytique et bactéricide.
    • C'est la classe la plus ancienne.
    • C'est la classe qui se différencie en 1ér lors d'une infection, permet de dater une infection.

Ex : cas de la rubéole : on analyse le taux de IgM/IgG
  • si le taux est faible à infection récente
  • si taux fort à infection ancienne
4. Modèle des IgG
  • 12 g/l de sérum
  • 75% du total des Ig
  • 150 kDa
  • Fc : 50 kDa
  • Fab : 45 kDa.
  • Fc contient des sucres 3% du PM de la molécule, ne contribue pas à la spécificité.
  • 4 classes d'IgG qui ont le même PM et le même coefficient de sédimentation. Les différences sont portées par la région Fc.
    • Les IgG1 sont les plus nombreux 70%, ils se fixent au complément et sont transfèrés au travers du placenta.
    • Les IgG2 dont le nombre est un peu plus faible que les autres présentent une spécificité élevée vis à vis des Ag. Ce sera l'agent essentiel de la neutralisation des toxines bactériennes, l'élément prédominant pendant la réaction secondaire.
    • Les IgG4 n'activent pas le complément et ne se lient pas aux macrophages.

5. Modèle des IgA
  • entre 1,4 et 4 g/l
  • 2 formes : IgA sérique (20% des IgA).
    • IgA sécrétoire : possède une pièce secrétoire en plus de la chaîne J. La pièce secrétoire d'un PM de 64 kDA, protège des protéolyses (augmente la durée de vie des IgA).
    • IgA sérique : représentés par 2 molécules opposées reliées par une chaîne J de jonction.
  • Il existe 3 sous-classes chez l'homme : IGA1, IGA2 et IGA3.
  • Les IgA ne fixent pas le complément.
  • Pas d'action bactéricide.
  • Ils empêchent l'adhérence des bactéries aux surfaces muqueuses et donc limitent l'invasion bactérienne importante dans le colostrum, montée de lait après l'accouchement. Ils tapissent le TD des nouveaux nés.
  • On les retrouve dans le mucus intestinal, le mucus bronchique, dans les larmes et dans la salive.

6. Modèle des IgE
  • Teneur faible dans le sérum 200 µg/l
  • Rôle important dans les infections parasitaires: leur dosage sert à déterminer l'infection parasitaire par des helminthes dont le ténia.
  • Ils activent différentes cellules cytotoxiques dont les éosinophiles dits IgE dépendants.
  • Agents importants pour la lutte contre les schistosomules.
  • Ils interviennent également dans la réaction allergique, ils se fixent sur la paroi des mastocytes.

7. Modèle des IgD
  • Peu abondants.
  • Permet d'identifier dans le sérum d'un patient si atteint de myélome.
  • Sa teneur 1% des protéines plasmatiques.
  • Localisés sur la membrane des lymphocytesà semble jouer un rôle dans la différentiation des lymphocytes B.
  • PM : 180 kDa
  • pas d'activité bactéricide.

II.Hétérogénité des Ig
1.Isotypes :
correspond à toutes les variétés d'Ac présentent dans le sérum d'un même individu normal.
Ex : IgG1àIgG4 : isotypes des IgG.
Ce sont des épitopes codés par des segments génétiques identiques chez tous les individus d'une même espèce. Ces épitopes sont localisés principalement sur les domaines des chaînes lourdes et légères et pour certains sur des régions invariantes de VH et VL. Les isotypes sont reconnus en règle générale par des Ac produits par d'autres espèces animales.
2. Allotypes :
Caractérisent des AC présents chez certains individus d'une même espèce, forme allélique sous contrôle génétique. Les allotypes sont des épitopes correspondant à des gènes alléliques, c'est à dire des formes alternatives de certains gènes CL ou CH. Ces allèles ont été engendrés par des mutations germinales stables portant sur quelques codons du gène ancestral. Ces allotypes sont donc des marqueurs antigéniques des Ig, génétiquement déterminés et transmis sur le mode codominant présent chez une partie seulement des individus. Ils sont reconnus par des Ac anti-allotypes contenus dans certains sérums humains.
3 systèmes :
  • Système km : intéresse les chaînes légères des IgG : Kappa : K...partie VL
    Km1, Km2, Km3
    Les différences portent à 2 niveaux des kappa : AA 153-191
  • Système Gm : renferme 25 allèles (chaîne lourde des IgG)
  • Système Am : caractérise les différents IgA (Am1, Am2)
3. Idiotype :
Mis en évidence par Oudin. : caractérise des spécificités antigéniques portés par des AC d'un individu en réponse à un Ag donné. Idio : Individuel, Type : forme.
A chaque Ag, il y a un Ac qui est son idiotype.
Les h sont des épitopes portés par les fragments Fv (domaines VH et VL) des Ig et par les chaînes variables formant les TCR. Les idiotypes sont associés ou non aux paratopes. L'ensemble des idiotypes d'une même molécule constitue son idiotype.
4. Localisation de la zone hyper variable :
Expérience de J. Oudin : Injection à un lapin L1 de salmonelleàanti-salmonelle. Anticorps Ab1 purifié par précipitation avec l'Ag bactérien.
Injection de Ab1 à un L2 ayant les mêmes allotypes d'Ig que L1. Production de Ab2, anti-anti salmonelle spécifique : anti-Ab1. Ab2 ne reconnaît aucun autre composant du sérum de L1.
Ab2 anti-idiotypes reconnaissent une structure particulière de Ab1 associée à sa capacité de se lier spécifiquement aux Ag de la salmonelle.
Conclusion : les AcII sont spécifiques de l'individu qui a fabriqué les Ac anti-S en réponse à un Ag chaque individu fabrique des Ac qui leur sont propres et qui ont leurs propres caractéristiques.
On a une notion de terrain. Un individu face à une agression agit de façon différente.
5. Notion d'image interne :
on prend une hormone et son R. Si on injecte cette molécule à un animalàformation d'un AcI : idiotype complémentaire.
Si on injecte AcIàAcII complémentaire d'AcI : Image de l'intérieur de la molécule : anti-idiotype.
Cet anticorps pourra rentrer en compétition avec l'hormone au niveau du R. L'immunisation avec Ab1 entraîne la production de Ab2 réagissant avec différents idiotopes de Ab1. Les uns Ab2a n'empêchent pas la liaison de Ab1 à l'Ag et reconnaissent donc des épitopes séquentiels portés par VH ou Vl ou conformationnels distincts du paratope. Les autres inhibent l'interaction épitope-paratope en se liant à des séquences participant directement au paratope Ab2b. Ab2b se comporte comme l'image interne de l'Ag dans le système immunitaire.
Ils pourront être utilisés à la place de l'Ag pour des vaccinations par Ac anti-idiotypes.
Cf HIV.
6. Notion de réseau idiotypique :
Jernes (1974) a émis l'hypothèse qu'à l'intérieur d'un organisme l'introduction d'un Ag pouvait déclencher la synthèse d'AcI. Lorsqu'il se développe, l'Ac I s'il est nouveau dans l'organisme, l'organisme réagit en synthétisant des AcII (anti-idiotypes) qui donnent naissance à des AcIIàAcIV. Puis à une atténuation de la synthèse, car les AC ainsi formés vont neutraliser l'Ag.
On a un système de régulation du système immunitaire.
Chaque Ab1 est caractérisé par un paratope (p1) complémentaire d'un épitope et par des épitopes situés sur ses parties variables appelées idiotopes (i1). A chaque idiotope correspond un paratope (p2 anti-i1) porté par un Ab2 ayant lui même des idiotopes i2 reconnus par des paratopes p3 anti-i2..etc..
Les interactions idiotopes-paratopes forment un réseau de communication moléculaire et cellulaire et de régulation entre les éléments du système immunitaire et avec les épitopes des Ag du soi et du non-soi.
III. Fonction Ac des Ig
1. Structure des sites Ac
Un Ag possède un épitope. L'ac se moule sur l'Agà se moulage : paratope
L'épitope est reconnu par les 2 chaînes des Ac.
2. Structures des zones variables
L'étude des séquences des A a montré l'existence de zone de haute variabilité : zone hyper variable. 3 zones 30-35, 50-60 et 90-100....Image de la pomme : Ag supporté par 3 doigts de la main : 3 zones hyper variables.
c. Bases physico-chimique de la liaison Ag-Ac
Force non covalente, faible. Très dépendante de la complémentarité stérique entre Ag et Ac.
4 types de forces assurent la cohésion.
  • Force de van der waals : lié aux mouvements des électrons dans les moléculesà entraînent la formation de champs électriques.
  • Force électrostatique : NH3+ O-OC
  • Liaison hydrogène
  • Liaison hydrophobe : résulte du départ de H2O lors du contact de certains AA.
Le pH, influence les conditions d'associations et permettent la libération des complexes Ag-Ac-à xto d'affinité.
Les IgG ont une affinité sup à celles des IgM
En pratique : un Ag comporte souvent plusieurs déterminants et par conséquent le sérum sera un mélange de divers Ac.
a. Notion d'avidité :
  • réaction d'un sérum global contre l'Ag :expression semi quantitative
  • 1 IgM qui a 5 sites Ac aura une + grande avidité qu'un IgG.
b. Notion de constante d'association :
  • relation Ac-Ag :
  • Cette constante mesure la stabilité du complexe et précise l'affinité du site Ac pour l'haptène.
  • Constante d'affinité : somme des forces de liaisons.
III.Formation des Ac
  • Chez l'homme : les IgG sont transmis par le placentaà processus actif au niveau du placenta. Il y a des R pour les fragments fc des IgG. Chez nouveaux-nés : colostrum très riche en IgAà se plaquent sur le tractus intestinal et constituent un facteur de protection.
  • Chez diverses animaux : truie, vache, jument.. Aucun passage par le placenta. Transmission au cours des 1er jour de la vie, passage au travers de l'épithélium intestinal.
Réponse à l'introduction d'Ag
  • Si introduction Agàréponse humorale.
  • Réponse présente des variabilités selon les espèces (+ rapide chez le lapin que chez l cobaye ou l'homme).
  • Réponse des IgG
  • Immunisation répétée
Notion d'hyper immunisation
on aura un taux de + en + fort d'Ac. L'animal sera hyper immuniséàproduction max d'Ac vis à vis d'un Ag donné. Le titre du sérum sera très élevé.
Notion de réaction anamnestique
Une nouvelle injection provoque chez l'animal immunisé longtemps auparavant une augmentation rapide, intense du taux des Ac.
Notion de cellule mémoire : application à la vaccination
Injection simultanée de plusieurs Ag : formation d'Ac spécifique dirigé contre chaque Ag dans certains cas, l'association de plusieurs Ag peut renforcer et stimuler la réponse immunitaire.
Ex tétanos + polio
1.Récepteurs des lymphocytes B (BCR)
Les récepteurs des lymphocytes B sont constitués d'une molécule d'Ig dont la structure est la même que celle des Ac solubles, sauf à l'extrémité C terminale des chaînes H qui possède une région transmembranaire TM (formé d'une 20 d'AA hydrophobes) et une courte région cytoplasmatique Cy.
Le BCR des LB matures comporte une IgM et une IgD membranaire qui possède une chaîne légère identique et le même domaine VH.
Les chaînes µ et s résultent, en effet de l'épissage alternatif d'un même transcrit µ-s.
Les mIgM sont monomériques.
Les BCR des LB à mémoire n'ont pas d'mIgD et comportent en général une seule classe d'Ig (IgM, IgG3, IgG1....).
Un hétérodimère formé des molécules transmembranaires Iga (CD79a) et Igb (CD79b) lié par un pont S-S extracellulaire est associé aux mIg. Ces molécules assurent la transduction du signal induit par l'agrégation des BCR à la suite de la reconnaissance d'un Ag spécifique par les domaines variables de l'Ig.Elles possèdent en plus dans leur région cytoplasmique des motifs (YXXL/I) qui servent de substrats pour des protéines tyrosines kinases.
Avant d'exprimer à sa surface la forme définitive de son récepteur membranaire, chaque LB exprime temporairement, au stade initial de sa différenciation, " un substitut de récepteur ". Un récepteur de lymphocytes pré-B humains de la moelle osseuse est ainsi formé par une chaîne µ associé aux produits des gènes " l-like " et V prè-B.
Ce récepteur joue un rôle essentiel dans la différenciation des LB.
2. La diversité génétique des Anticorps
Une multitude d'Ag peuvent être reconnus par l'organisme et chacun donne naissance à un anticorps.. s'il est immunogène...
On a une réponse immunitaire avec des Ag synthétiques (inconnus par l'organisme).
La question est : Pourquoi et comment l'organisme réagit avec ce type d'Ag... ?
  • Les gènes codant pour les anticorps sont répartis en 3 loci sur des chromosomes séparés.
  • Ce sont les gènes des chaînes légères (L) k et l et lourde H.
  • Chacun de ces loci regroupe un grand nombre de segments génétiques différents codant pour des polypeptides (exons), séparés par des introns, mais qui contiennent des séquences importantes dans le contrôle génétique et le processus de recombinaison.
  • Les gènes des Ig subissent un certain nombre d'événements, recombinaison durant le développement et la maturation des cellules B.
  • Les premiers événements sont les réarrangements de gènes des chaînes H et L pour former les segments codant pour les domaines V. Ces segments sont alors reliés aux domaines C pour aboutir à l'ARNm des chaînes H et L.
  • Plus tard dans le développement, les cellules B pourront opérer d'autres réarrangements de leur ADN, en particulier lors du changement dans la classe d'anticorps produits.
La génération de la diversité (SCHEMA RECAPITULATIF) : décrit le processus par lequel un grand nombre de régions V peut être généré. Ceci est possible grâce à :
  • Un grand nombre de gènes des régions V dans les groupes de gènes des différents types k, l et H.
  • Un mécanisme de recombinaison entre les segments génétiques V, D et J
  • Des erreurs de recombinaison
  • Des mutations somatiques ponctuelles
  • Des combinaisons diverses entre les chaînes lourdes et légères.
Les gènes de la lignée germinale sont ceux transmis d'une génération à l'autre. Ils peuvent être altérés au cours du développement de la cellule. La modification majeure des gènes d'Ig est la recombinaison entre les segments V (variable), D (diversité) et J (jonction) qui codent les domaines variables des chaînes H et L. Cela n'intervient que dans les cellules B.
Les gènes V codent pour la partie N-terminale (environ 95 résidus) des domaines V. Le nombre de gènes V à chaque locus diffère selon les loci et les espèces et peut atteindre plusieurs centaines. Des gènes V analogues sont présents aux loci codant pour les chaînes du récepteur des cellules T (TcR).
Les gènes J et les gènes D.
  • Pour produire un gène codant pour une région V de la chaîne H, n'importe quel segment VH est recombiné avec n'importe lequel des gènes D et J, aboutissant ainsi au gène VDJ
  • La recombinaison intervenant pour les chaînes légères est similaire, à l'exception des gènes D qui n'existent pas. Le gène V est associé directement au gène J.
  • Des segments de gènes J analogues sont présents dans les loci codant pour toutes les chaînes du TcR. Des segments de gènes D analogues existent dans les loci des chaines b et s du TcR.
  • La recombinaison est la règle 12/23. La recombinaison est le mécanisme par lequel les différents segments génétiques codant pour les Ac sont associés. Pour synthétiser une chaîne d'Ig, ces gènes doivent subir un réarrangement qui a lieu dans les cellules de la lignée B, au stade initial de la différentiation.
  • Il consiste à juxtaposer un gène V avec un segment J pour les chaînes L et pour les chaînes H, un segment D avec un segment J puis un gène V avec DJ. Ce réarrangement se fait grâce à un complexe enzymatique, la recombinase (endonucléase et ligase) qui reconnaît les signaux de recombinaisons.
  • C'est une séquence constituée d'un heptamère, d'une suite de 12 ou 23 bases, puis d'un nonamère.
  • La règle 12/23 impose qu'une séquence flanquante de 12 bases peut seulement se recombiner avec une de 23 bases. Ceci contrôle le fait que, seules les chaînes lourdes peuvent subir des recombinaisons de type VDJ, alors que les chaînes légères font des recombinaisons de type VJ.
  • Ces recombinaisons de segments génétiques comportent une certaine imprécision dans les nucléotides participant aux jonctions V-J (diversité jonctionnelle des chaînes légères : la coupure n'a pas forcément lieu à la limite du codon terminal V, mais peut être déplacée de 1 ou 2 nucléotides). Ceci donne naissance à des séquences nucléotidique différentes codant des acides aminés 95 et 96, créant ainsi une source additionnelle de diversité.
  • Il existe dans le cas des chaînes lourdes des possibilités d'inversion du gène D ou de recombinaison entre les gènes D ou de recombinaison entre deux chromosomes 14.
  • Les régions N sont des fragments des segments nucléotidiques qui peuvent être insérés dans les jonctions entre les gènes V, D et J pendant la recombinaison. C'est une enzyme, la désoxyl-ribonucléotidyl-transférase terminale (TdT) qui permet l'insertion de nucléotides aux jonctions VD et DJ avant la liaison, créant ainsi une région de diversité N, aux jonctions VH-D-JH et ce mécanisme rend compte de la présence de la zone hyper variable CDR3 des chaînes lourdes et des variations de longueur du domaine VH.
  • RAG-1 (recombinaison activating gene) . On pense que ce gène activant la recombinaison contrôle l'initiation de la recombinaison somatique dans les cellules B. L'expression des gènes des chaînes H et L sont sous le contrôle d'activateurs de la transcription, les uns communs à différents tissus, d'autres particuliers aux cellules de la lignée B. Le premier est situé dans l'intron entre les segments JH et le gène Cµ et le second en 3' du gène Ca2 dans le locus CH. Ces séquences sont reconnues par des facteurs de transcriptions nucléaires.
  • Des mutations ponctuelles affectent les gènes VH et VL dans les cellules B matures activées. Elles sont 1000 fois plus fréquentes que dans le reste du génome. Elles se produisent dans les centres germinatifs des tissus lymphoïdes. Si elles portent sur des codons d'acides aminés qui font partie du paratope, elles sont à l'origine d'un changement d'affinité de l'Ac ou un changement de spécificité. Ces mutations peuvent en outre, modifier la structure des idiotopes.
  • Des recombinaisons somatiques des gènes des chaînes lourdes, par appariement des séquences S (switch ou commutation), permettent à une cellule B mature de produire successivement différentes chaînes H, associant le même gène arrangé VH-D-JH à ms ou a ou des domaines C (constant). Ceci conduit à la production séquentielle d'Ac ayant la même chaîne légère, le même domaine VH mais des régions constantes de chaînes lourdes différentes, donc appartenant à des classes et sous-classes différentes (IgMà IgG ou IgMà IgA1..). Ce phénomène de commutation des chaînes lourdes est contrôlé par l'action de différentes cytokines et par la mise en jeu de récepteurs de Fc et de la molécule CD40.
3. Synthèse des anticorps
Le segment de l'ADN codant pour les régions recombinées VDJ (chaîne lourde) ou VJ (chaîne légère) et la région C est transcrit sous la forme d'un ARN pré-messager qui contient encore les introns et qui peut être détecté dans l'ARN hétéronucléaire (ARNhn).
Le transcrit primaire est alors épissé pour éliminer les introns dans un processus qui implique la reconnaissance de séquences nucléotidiques spécifiques appelées " donneuses " et " accepteuses ", bordant directement les exons. Ceci donne naissance à l'ARNm qui est transporté à travers la membrane du RE.
Chaque ARNm contient une séquence Leader (L) ou signal (SS) par laquelle il est orienté vers le RE.
Les Ig complètes sont assemblées et glycosylées dans le RE et stockées dans le golgi. Les Ig secrétées sont relarguées par exocytose alors que les Ig de membrane migrent jusqu'à la surface cellulaire.
  • Les gènes C. Les gênes C des régions constantes des chaînes lourdes sont localisés en aval (3') du gène VDJ recombiné. Chaque gène est en fait une série d'exons codant pour les différents domaines C complétée par les exons spécifiques de la région charnière (sauf pour les IgA) et des régions cytoplasmiques et transmembranaires
  • Le transcrit primaire de la chaîne lourde peut être traité de 2 façons différentes pour produire l'ARNm des Ig secrétées ou membranaires.
  • Pour produire les Ig de membranes, les exons codant pour les segments transmembranaires sont épissés juste après le domaine C terminal. Si ceci ne se produit pas, le signal d'arrêt est conservé et l'ARNm des Ig secrété est produit.
  • Le site de polyadénylation contrôle l'épissage de l'ARNhn.
  • En premier lieu, une cellule B associe un gène µ à son gène VDJ, mais les autres gènes C peuvent aussi être liés à VDJ, c'est le phénomène de commutation de classe.
  • La commutation de classe est le processus par lequel la cellule peut modifier la classe des Ig qu'elle produit tout en conservant la même spécificité antigénique.
    • Tous les gènes codant pour les régions constantes des chaînes lourdes sauf s sont précédés d'une séquence de commutation.
    • La commutation est réalisée en présentant un nouveau gène C à la position occupée par le gène Cµ.
    • Ceci entraîne l'élimination des gènes intercalés.
      Ex : IgMà IgG1
    • Il est possible de réaliser cette commutation en transcrivant de très longs ARN primaires, qui sont épissés afin de connecter le nouveau gène C au segment VDJ. C'est la seule façon de produire IgD qui ne possède pas de séquence de commutation.
    • Tout ce processus est modulé par les cytokines.
a. Evolution de la population lymphocytaire
La première partie se fait dans la moelle osseuse et intéresse les cellules souches de la moelle osseuse.
Au stade de la différenciation, les lymphocytes quittent la moelle osseuse, deviennent matures et peuvent entrer en contact avec l'Agàil va subir une prolifération puis apparition de mutation.
Les mutations touchent les gènes stables. Une mutation apparaît toutes les 30 divisions.
Le taux de mutation est important. Ce taux est supérieur à celui que l'on trouve dans les cellules germinales. Ces mutations touchent les gènes stables qui codent pour les AA en position 87.
Le taux de mutation est lié à la commutation isotypique. Les mutations les plus fréquentes sont dans les chaînes H et L des IgG et IgA que dans le cas des IgM.
  • Signification des mutations somatiques : Augmente de la spécificité des Ac vis à vis de l'Ag.
  • On a une reconnaissance qui peut révéler une réaction croisée dans certains cas.
  • Une mutation s'exerce au hasard et peut soit augmenter ou diminuer la spécificité.
  • Dans le cas d'une diminution, le clone mutant sera détruit.
  • Si c'est favorable, le processus se poursuit et on pourra avoir ensuite encore une mutation + favorable : on augmente la spécificité.
Utilité : création de cellules mémoires (reconnaissance plus rapide).
b. Le récepteur des cellules T pour l'antigène
les TCR sont des hétérodimères formés par l'association de 2 chaînes polypeptidiques a et b ou g et s. Et d'un certain nombre de polypeptides associés formant le complexe CD3. Le dimère reconnaît l'Ag apprêté en association avec le CMH et le complexe CD3 est impliqué dans la transduction du signal et l'activation du LT.
S
Régulation de la synthèse des Anticorps
I. Facteurs Génétiques
Un animal ne répond pas de la même façon qu'un autre animal. Pourquoi ?
1. Les gènes du CMH
Expériences : On utilise des cobayes ayant le même génome : Cobaye Syngénique
- 1er temps : Cobaye 1 : on l'injecte du DNP-poly-L-lysine(carrier)
Tous les cobayes réagissent de la même façon : réponse ++
- 2ème temps : On injecte uniquement le carrier : poly-L-lysine
Réponse faible ±
- 3ème temps : on injecte un autre carrier (exemple : ovalbumine)
Réponse faible ±
L'antigène est reconnu différemment par le LT que par le LB
Intervention génique : Le LB reconnaît l'épitope, le Carrier est reconnu par le LT via le CMH.
2.Gènes non liés
Expérience de Biozzi (sélection de souche de souris).
On reproduit ensemble les souris donnant une bonne réponse Immunitaire avec celles qui donnent une mauvaise réponse.
Après 20 générations, on obtient 2 catégories : les bons avec une très forte réactivité Ac : 1/1000 et les mauvais avec une très faible réactivité Ac : 1/40.
3. Effets régulateurs des Anticorps
Si on injecte à un Lapin de l'ovalbumine à production d'anti-ovalbumine +++
Si on injecte à un lapin de l'anti ovalbumineà Réactivité faible contre l'ovalbumine
Les anticorps ont un effet neutralisant vis à vis de l'antigène. Quand l'animal est déjà immunisé, le fait d'avoir des anticorps en circulation va ralentir la production d'anticorps contre un antigène donné
4. Les Cellules suppressives (LTs : LT suppresseurs)
Ces cellules ont activé au cours des processus de tolérance déclencher par des administration de doses très faibles ou trop élevés d'antigènesà stimulation des Lts au détriments des LTh.
Cas normal : injection de LT à une souris irradiée et stimulée antigéniquementà forte réactivitée
Cas de tolérance : même expérience : réponse faible voir nulle.
II.Modes d'actions des LTs
Facteurs spécifiques produits par les LTs : IL10.
L'IL10 agit sur les CPA et modifient leurs comportements. L'IL10 inhibe l'activité des LTh directement ou soit en inhibant la production d'IL2.
III. L'Immunosupression
1. Prévention du rejet de greffe
Syngreffe : jumeaux homozygotes
Allogreffe : même espèce
Xénogreffe : espèces différentes
2. Rejets :
  • Suraigus (Ac pré-existants) : Traitement Corticoïdes
  • Accélérés (LcT) : Quelques jours : Traiement anti-LcT
  • Aigus : De 1 à 2 semaines (Cellules et/ou Ac) : traitement cyclosporine
  • Chroniques (Celle et AC) : mois et année : Traitement cyclosporine
  • Réaction du greffon contre l'hôte (RGH) ou GVH (graft versus host) Moelle osseues ou sang total chez un immunodéprimé
a. Prévention :
  • Compatibilités HLA-A et B
  • Déteéction d'une sensibilisation (Ac du receveur à Lc du donneur sur la peau du receveur in vitro)
  • Transfusion de sang total (87% de survie (rein) vs. 23% non transfusé
  • Culture cellulaire avant greffe : Cell Thyroïdiennes ou cellules des îlots de Langhans
  • Traitement immunosupresseur
  • Corticoïdes
  • Azathioprine
  • Ciclosporine
  • Sérum anti-lyphocytiare
  • Anticorps monoclonaux (a CD3)
b. Effets secondaires
  • Infections accrues (virales, fongiques, bactériennes, parasitaires)
  • Risques acrrus de cancers
Résultats :
6000 reins
>90% de survie 1 an /même famille
70 à 90% de survie/reins de sujets décédés brutalement
900 foies
269/58 USA encore vivant
68% de survie depuis 9 ans
>2500 cœurs
88% de survie à 1 an

IV.Auto-immunité
Causes multifactorielle : génétiques, virales, hormonales, psychique
  • Prévalence féminine (hormone) : - autoimmunité par ovariectomie
  • Males : + autoimmunité par orchidectomie (testostérone - LC autoimmuns)
  • Danazol : traitement
Thérapie :
Cortocoïdes
  • Bloquent la circulation des lymphocytes
  • Inhibent la synthèse des cytokines par blocage de la transcription ADN-ARNm
  • Leucopénie (sauf neutophiles)
  • Peu actif sur l'immunité humorale
  • Inhibition des CTL et des fonctions auxiliaires et suppressives des LTs
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Lupus érythémateux disséminé
  • Anémie hémolytique
  • Thrombopénies
  • En associations avec l'Azothioprine (Imurel) (bloque la synthèse des guanianines et Adénines)
  • Néphrite
  • Vascularite
  • Hépatite chromique
Anticorps anti-lymphocytiaires + cyclophosphamide : Endoxan (se fixe sur la guanine de l'ADN)
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Méthotrexate (bloque la synthèse de l'acide folique, donc la synthèse d'ADN)
  • Vascularites
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Hépatite chronique
  • Inflammation i
Le Complément
Découvert par Buchner et Muttal, le sérum d'animaux ayant subi une injection bactérienne, peut lyser les bactéries responsables de l'infection. Ce sérum a acquis des propriétés lytiques.Le sérum possède des substances thermostables spécifiques, ce sont les Ac. Mais elles seules ne sont pas capable de provoquer la lyse des bactéries.
Il existe une substance thermolabile, non spécifique, capable de lyser les bactéries. Elle complète l'action des Ac. Le terme de complément est mis en place par Erlich. Bordet découvre que l'action des Ac-complément permet aussi de lyser les hématies. Test de Bordet-Wasserman.

Introduction
Le complément est constitué de plus d'un 30 de protéines solubles (environ 5% des protéines plasmatiques) et membranaires (récepteurs et protéines régulatrices) capables d'interagir entres-elles sur les membranes biologiques. L'activation en cascade de ses différents composés est à l'origine d'activités biologiques essentielles :
  • réaction inflammatoire
  • phagocytose des microorganismes
  • neutralisation des virus
  • élimination des complexes antigènes-anticorps
  • présentation des antigènes
  • régulation de la réponse immunitaire.
La plupart de ces activités dépendent d'interactions entre des protéines du complément (Douleur fragments d'activation) et de récepteurs cellulaires spécifiques.
Comme les autres systèmes plasmatiques participant aux mécanismes de défense et d'inflammation (système de contact, coagulation, fibrinolyse), le complément a pour vocation d'être activé rapidement et de façon localisé, ce qui implique des mécanismes d'amplification et de contrôles efficaces.
La demi-vie est de quelques heures à 60 heures. Sa synthèse est élevée, notamment au niveau du foie, les cellules épithéliales, les monocytes et les macrophages. C3, C4 et facteur B sont codés par les gènes du CMH et font l'objet d'un polymorphisme allotypiques.
Action du complément
Réaction en cascade. Les molécules sont sous forme inactive. Un facteur d'activation va scinder les protéines en 2 éléments. 1 et 2 acquièrent des activités équivalentes, enzymatiques et vont activer d'autres protéines.
Le complément peut être opérationnellement divisé en 3 unités : 2 unités de reconnaissance conduisant au clivage de la molécule C3 par des voies parallèles mais distinctes et une unité effectrice terminale.
La voie classique est activée par les anticorps combinés à l'antigène. La voie externe et activée directement par certains polysaccharides bactériens an l'absence d'Ac. Le complexe d'attaque membranaire ou complexe lytique est mis en jeu par les 2 voies.
I. protéines du complément
Les composés de la voie classique et du complexe lytique sont des protéines désignées de C1 à C9. Le composé C1 est formé de 3 sous-unités : C1q, C1r et C1s.
Les fragments de clivages enzymatiques sont représentés par des lettres C3a, C3b.
La lettre i : Inhibiteur : C3bi.
Les protéines de la voie alterne sont désignées en capitale P (proderdine), facteur B (C3 pro-activateur), facteur D (C3 pro-activateur convertase). Les protéines du complément ont spontanément tendances à former des complexes multimoléculaires réversibles.
II. la voie classique
Elle est déclenchée par la reconnaissance du complexe Ag-Ac. Point de départ spécifique.
Le C1 se fixe sur la partie Fc de l'Ac . C1 doit prendre appui sur 2 AC. Ceci nécessite une densité suffisante, critique en Ac pour que la réaction ait lieu. Les IgM fixent + fortement le complément. Car, elles possèdent une structure pentaradiaire. Accrochement du C' entre les différentes branches.
C1q s'accroche sur IgM sur IG1à3 mais pas sur 4. Ni sur IgA , ni IgD.
Lorsque les Ac sont libres da s le sérum, leur partie Fc n'a qu'une faible affinité pour le C1. Quand ils sont fixés à l'Ag, il y a une forte affinité de la partie Fc, car modifications moléculaires.

1. Mécanisme
La molécule C1q a une structure évoquant un bouquet de 6 tulipes avec une portion fibrillaire analogue au collagène et 6 sous-unités périphériques globulaires se liants aux fc des AC.
En présence de calcium, le C1q active le C1r et le C1s.
Le C1s activé clive à la fois le C4 et le C2 entraînant la formation des fragment C4b et C2a qui constituent la C3 convertase classique, complexe bi-moléculaire stabilisé par le Mg2+.
Celle-ci clive le C3 en C3a et C3b. C3 est importante/ protéine du complément la + élevée du plasma (C3 10 X Sup C5). Glycoprotéine avec 2 chaînes A et ß reliée par S-S. Elle se fixe sur site activateur.
C3 comprend un groupement thiol ester : S-C=O. Clivage sous l'action de C3 convertase--> C3a et C3b. Le clivage permet le départ du C3 à forte activité biologique. On a association avec un oxydyl du substrat qui permet la fixation du C3b sur le substrat. Intervention de la protéase et d'un cofacteur. Intervention du C3F, le C3b devient inactif.
On parle d'adhérence immune. La bactérie sera plus facilement reconnue par le macrophage et phagocyté.
Le C3a anaphylatoxine, signal d'alarme. Elle va attirer les mastocytes qui vont libérer des substances (histamines). Ce qui va provoquer la synthèse de leucotriène et de prostaglandines (facteur isolé de la lignée prostatiques).
Ces facteurs agissent sur la paroi des vaisseaux sanguins et vont augmenter les possibilités de diapédèses (une cellule sanguine s'insinue entre deux cellules endothéliales pour traversés la paroi). Les cellules sanguines sortent alors du circuit sanguin et viennent sur le site d'action du complément (site d'infection).
Le C 3b : rôle intermédiaire / mouvement de prolifération des LB. Il facilite la capture des Ag par les cellules présentatrices d'Ag dans les macrphages. Il va vite se dégrader en une forme qui est le iC3b qui se casse en petits éléments C3c, C3dg et C3d. Le iC3b augmente les capacités de phagocytose et notamment des macrophages.
Le C3b se fixe sur C5 par liaison covalente et au même comportement.
Le complexe tri moléculaire C4b2a3b, possède la propriété de cliver le C5 à condition que ce dernier soit présenté fixé à une molécule de C3b.
On obtient le C5a et C5b :
  • C5a : anaphylatoxine
  • C5b : convertase
la convertase agit sur les éléments terminaux : C6, C7, C8 et C9. Tous ces éléments C6-9 constituent le complexe d'attaque de la membrane : CAM
  • C6 et C7 : une seule chaîne peptidique
  • C8 : 3 chaînes
  • C9 : molécule de 80 kDa, glycoprotéine. Elle se polymérise, ce qui va engendrer un pore dans la membrane (bactérie ou hématie). Ce qui entraîne la mort de l'élément étranger ou lyse de l'hématie.
Le C7 s'insère dans la membrane puis entraîne C8 et C6 et C5b puis arrive C9: trou : complexe d'attaque membranaire.
Les éléments du C9 présente une convergence avec les perforines, molécules cytotoxiques synthétisés par les LT cytotoxiques, mais aussi les NK (natural killer).
Dans ce système, il faut des processus de régulation sinon emballement.
2. Mécanismes de régulation
L'activation de la voie classique est soumise à différents mécanismes régulateurs. Le C1 inhibiteur inhibe l'activité de C1r et de C1 en formant un complexe avec ces enzymes et en les dissociant de C1q.
Son absence congénitale est responsable de l'œdème angioneurotique (œdème sous cutané. Pendant les crises le sujet a le visage gonflé. Le sérum sort des vaisseaux. Troubles digestifs. Pendant les crises on a une chute de C2 et du C4. Dans cette pathologie Cuhing, toutes les cellules mastocytaires vont libérer de l'histamine. la perméabilité vasculaire est exagérée, le sérum passe dans les tissus.
. La C4bp : C4 binding protein se lie à C4b, elle interfère avec la formation de la C3C5convertase et permet au facteur I (inactivateur de C3b) d'inactiver C4b en le clivant an C4c et C4d.
Le C1qinh inhibe l'activation de la voie classique par interaction avec le C1q.
La convertase C4bC2 est controlée par des protéines présentes à la surface de la plupart des cellules : DAF (CD55), CR1 (CD35) et CMP (CD46, membrane co-factor protein) qui limitent l'activation du complément sur les cellules homologues.
Les proteines C1r, C1s, C2, B,H C4bp, MCP, DAF, CR1 ainsi que CR2, C6 et C7 sont formées d'unités de séquences répétitives de 60 à 70 aa (SCR : short consensus repeats) dont les nombre varie de 2 (C1r, C1s) à 56 (C4bp).

III. La voie alterne
Cette voie qui utilise C3 et les facteurs B et D est mise en jeu par des polysaccharides tels que l'inuline, le zymosan (levures), les endotoxines bactériennes et les membranes de globule rouges de lapin.
L'activation de la voie alterne est facilitée en présence d'anticorps. Une fois activée, la voie alterne est accélère par une boucle d'amplification qui aboutit à la formation de la C3 convertase stabilisée par la properdine.
En présence de Mg2+, C3b et B forment un complexe biomoléculaire C3bB : convertase initiale avec une faible activité
1. Voie d'activation :
L'enzyme C3bB en présence du facteur D et d'ions Mg2+ clive le facteur B au sein du complexe en Ba soluble et Bb ce qui conduit à la formation de la C3 convertase C3bBb de la voie alterne. Cette convertase clive C3, formant de nouvelles molécules de C3b capables à leur tour d'engendrer, après réaction avec B et D, de nouvelles convertases alternes.
2. Voie de régulation :
S'il n'était pas contrôlé, ce mécanisme d'amplification entraînerait rapidement la destruction de tout le C3 présent dans le sérum. Deux protéines contrôlent la boucle d'amplification du C3b : H et I.
Le facteur H se lie à C3b de façon compétitive avec B, ce qui entraîne une dissociation accélérée de la C3 convertase alterne C3bBb qui perd son activité.
De plus H lié à C3b a un rôle de cofacteur enzymatique pour I, permettant au facteur I de cliver C3b en C3bi, molécule incapable de se lier à B, pour former la C3 convertase alterne.
Le même facteur I dégrade C3bi en C3c soluble et C3dg qui reste fixé à la membrane. Les protéine membranaire DAF et CR1 contrôle la C3 convertase alterne, C3bBb.
Le déficit génétique en I entraîne une consommation très accélérée et totale du C3 circulant.
Des molécules de C3b sont produites en permanence en faible quantité. Elles sont rapidement inactivées en solution dans le plasma ou déposées sur une membrane cellulaire non activatrice (globule rouge de l'hôte par exemple).
Par contre, si elles se lient à une surface activatrice (bactérie gram négatif par exemple), elles deviennent inaccessibles au H et forment une C3 convertase. La boucle d'amplification se développe à la surface de la particule et conduit au dépôt de nombreuses molécules de C3b.
Le facteur néphrétique (C3NeF) est un auto-anticorps (IgG) dirigé contre la C3 convertase qui stabilise e complexe et le rend résistant à l'action de H.

IV. les récepteurs du complément
CR1 : récepteur du C3b, chaîne peptidique, rencontré sur diverses cellules sanguines dont les érythrocytes, leucocytes et lymphocytes.
CR2 : Récepteur du C3b sous forme inactive iC3b
CR1 et CR2 : forment des domaines SCR : short consensus repeat. CR1 a une structure + longue que CR2
  • 16 répétitions pour CR2 : 10 boucles de 60 AA
  • 30 pour CR1. : 20 boucles de 60 AA : LHRAà LHRD.
  • Squelette : 4 Cys.
Le clivage du C3b en iC3Bà perte importante de l'affinité pour CR1...mais, affinité pour CR2
hypothèse : CR1à CR2
CR3 et CR4 : molécules qui relèvent du groupe des intégrines : molécules d'adhérence. Ils représentent un site de fixation pour le iC3b, forme de fixation dépendante des ions Ca++. L'activation des cellules, suite à une excitation virale par exempleà augmente le nombre de récepteur
ex: au repos : cellules sanguines quiescentes : 5000 R de CR1/Cellules
  • Après excitation (in vitro, on met une substance chimiotactisme) : 30000 R
  • Si infection par le virus d'Epstein barr : 50000 R CR1 et 100000 R CR2

V. Rôle biologique du complément
Le complément aura un rôle important dans la défense anti-bactérienne par diverses actions.
Intervention dans les processus d'opsonisation : Quand une cellule phagocyte. Comme le macrophage en présence d'une bactérie à le point initial de la phagocytose sera un processus d'adhérence. Le processus d'adhérence est faible si on a uniquement une reconnaissance de type lectine.
Augmente si la bactérie fixe des éléments du C3b.
En effet la membrane du macrophage possède des R pour C3b, on a une augmentation de la reconnaissance à adhérence facilitée à opsonisation renforcé si des AC viennent se fixer.
Le macrophage présente des Recepteurs à Fc des Ac et aussi des Recepteur C3b--> double phénomène d'engrenage.
  • Processus de lyse : pore formé par C9 ;
  • processus inflammatoire C3a} libération d'histamines
  • prostaglandines : C5a} libération d'histamines
- Si déjà sensibilisé à la bactérie : on a des ACàvoie classique mise en parallèle à la voie alterne et peut aussi se mettre en route. La réponse de voie alterne est + forte, ceci grâce à la boucle d'amplification.
- Si Ag inconnu : voie classique très retardée car il faudra attendre la synthèse d'Ac.
Les Organes impliqués dans les réactions immunitaires
Les lymphocytes présents dans l'organisme sont originaires d'un compartiment de cellules souches (CS) et vont ensuite se rendre dans des organes différenciateurs (od).
  • un od pour les LT : Thymus
  • un od pour les LB chez les oiseaux : Bourse de Fabricius

Ensuite les Lymphocytes vont aller dans des organes effecteurs (of) : rate , ggl lymphoïde. Chez les mammifères : les LB sont différenciés directement dans la moelle osseuse.
I. Le compartiment des CS
Durant la 1ere partie de la vie embryonnaire les CS proviennent du mésoblaste extra-embryonnaire (îlot de Wolf) puis de l'ébauche hépatique.
  • A partir de la deuxième partie embryonnaire et tout le reste de la vie, c'est la moelle osseuse qui sera fonctionnelle.
  • Une injection de moelle osseuse suffit à reconstituer toutes les lignées sanguines et à repeupler les organes lymphoïdes d'un animal irradié.
1. la moelle osseuse
la moelle osseuse : c'est la moelle rouge : 2500g chez l'adulte
Chaque homme synthétise 10 milliards de GR et 5 milliards de GB et 10 milliards de plaquettes sanguines chaque jour durant la vie, 10 tonnes de CS. 1 CS peut être à l'origine de milliers de Cellules immatures
les CS peuvent constituer une catégorie de cellules après greffe
2. les cellules souches
les CS sont rares : 1 cell /10000
Il existe différents types de C : LB mature etc...
Il est très difficile d'étudier la MO. Les CS restent dans un état quiescent (sans se diviser) ce qui protège le patrimoine génétique contre les accidents possibles pendant la division cellulaire.
Le TGFb bloque l'activation des Cellules : des oligonucléotides antisens qui bloquent la synthèse de ce TGFb : donc division.
3. Hétérogénéité
Si on utilise des receveurs irradiés/destruction du SI dans lesquels on injecte des CS. Elles vont s'établir dans la rate et former des nodules hématopoïétique (CFUS : spleen).
Chaque nodule correspond à la prolifération d'une CS
Après 8j, cette 1ère génération va régresser et être remplacée par une 2ème génération
Utilisation d'AC et de la cytométrie de flux pour voir les 2 populations :
  • 1ère prise de la greffe
  • 2ème pendant les divisions
Remarque : la MO n'est pas seulement un centre de différenciation. C'est aussi un centre de synthèse des Ac par les LB.
Un autre organe peut donner des CS : le cordon ombilical. Il possède une population de cellules multipotentes (plus faciles à extraire). Le sang dans le cordon a été utilisé pour des recherches fondamentales pour des greffes. Il y a des cellules souches dans le sang périphérique (1/10000).
Caractérisation par le marqueur membranaire CD34+. Ces cellules peuvent être stimulées par le G. CSF (granulocyte colony stimulating factor) et le GM.CSF pour former une lignée hématopoïétique : utilisation de greffes.
II. la lignée lymphoïde
1. Généralités sur les lymphocytes
Ils sont présents dans le sang, la lymphe et les ggl lymphoïdes 2.E12 cellules/homme
le SI a une importance volumique comparable au foie ou au cerveau.
Leur rôle a été suspecté vers 1950 et mis en évidence en 1962 par Miller
2. Déficience en LT
Chez la souris l'ablation du thymus à la naissance provoque un déficit immunitaire majeur. Souris nude : atrophie du thymusàdiminution du nombre de LTàse traduit par des anomalies de la réponse immunitaireà tolérance accrue vis à vis de greffes.
Syndrome du Di George : diminution du thymus et des parathyroïdes. Cela est du à l'anomalie Xmo (Xmo22) qui provoque une atrophie de la 3ème et 4éme poches bronchiales (peut être due à une carence en zinc dans l'alimentation).àces individus manquent de LT. Certains gènes thymo-dépendants sont dépourvus de cellules.
3. Déficience en LB
- Chez les oiseaux, la bourse de Fabricius (proche du TD) si elle est retirée àdiminution des LB et AC
- Chez les mammifères : Bone marrow (MO) : si ablation les LB se différencie au sein de la MO. (maladie de Brutor, infection génétique liée au sexe, atteint les organes mâles transmis par la femme : plus de LB et AC).
Cas de déficience aiguë : lié en général à des anomalies du gène qui code pour adénosines désaminases (ADA). Des métabolites toxiques s'accumulent dans MO et thymus. Les L ne synthétisent plus d'ADN et ne se différencient plus. Les enfants atteints de cette déficienceàSI réduit : enfants bulles (greffes de MO)
Thérapie : insertion du gène qui code pour ADA.
4. Les souris SCID
  • Déficit immunitaire combiné sévère
  • Crées par Moner en 1988
  • Ces souris sont dépourvues de cellules immunitaires
  • Elevage en condition aseptique
  • On peut faire des greffes de cellules immunitaires étrangères. On fait des chimères, assemblage souris-homme. Il y a une mutation somatique qui affecte le réarrangement génétique : pas de LB, LT et d'AC. Les NK ne sont pas atteintes
  • On peut développer chez ces souris un SI humain pour étudier des pathologies infectieuses
  • Etudes du développement de tumeur, des maladies auto-immunes
  • Dans certains cas les infections de cellules étrangères sont rejetées par la souris. Ce processus de rejet permet d'éclairer les moyens de défense des cellules étrangères. Ces cellules étrangères pendant la 1ère semaine se multiplient sur le péritoine, pendant la 3ème semaine les LT gagnent la rate, vers la 4ème, les organes lymphoïdes sont colonisésà Ig de caractéristiques humaines.
5. Caractéristiques cytophysiologiques
On distingue :
  • Les L qui ne sont pas très gros et n'ont pas un gros noyau et le cyto contient peu d'organite Cyto. Entre LB et LT : on use des Ac pour distinguer. On peut distinguer les grands des petits lymphocytes. 12 à 15% plus grands que les NK (10 µm).
  • Les lymphoblastes :
  • Les plasmocytes : ce sont des usines (LB transformés) et vont fabriquer des Ac
6 .Durée de vie des lymphocytes
En autoradiographie grâce à la thymidine 3H en microscopie électronique
Il y a des lymphocytes à vie courte (4 à 5 j) dans la MO, dans le thymus, dans la rate et dans les ggl lymphoïdes. Il y a des lymphocytes à vie longue (semaines, mois). Ils sont présents dans le sang et le canal thoracique (surveillance des G en circulation).
7. Transformation
Les lymphocytes quiescents peuvent être activés en lymphoblastes par des Ag spécifiques.
  • Par des facteurs activants (lectines)
  • Par des Ac dirigés contre les lymphocytes
  • Con A, PHAàLT
  • PokewedàLB et LT
  • LPS de bactàLB
III. les organes différenciateurs
Organes lymphoïdes centraux ou primaires induisent la différenciation et le développement des cellules lymphoïdes.
  • Au contact du réticulum de ces organes, les lymphocytes reconnaissent les caractères de l'organisme aux quels ils appartiennent.à les Ag du CMH.
  • Dans ces organes, les lymphocytes acquièrent les mécanismes de reconnaissance (Récepteur) pour les Ag ;
  • Ces organes différenciateurs sont à l'écart.
  • La prolifération des lymphocytes y est indépendante de stimulation antigénique
  • Od fonctionne a sens unique : un fil de différenciation, un organe ne revient jamais dans le système de différenciation. 
Principal Od : Thymus

1. Origine des cellules du thymus
Les thymocytes sont d'origine exogène, ils proviennent des CS et migrent vers le thymus. Dans l'ensemble, le thymus est vide puis colonisé par des cellules issues d'autres compartiments.
  • Jusqu'au 10 J, le thymus est épithélial (vide).
  • Au 11 J colonisation par des cellules du sac vitellin
  • Au 12 J colonisation par les cellules du foie fœtal ensuite colonisation par des cellules de la MOà souris
Chez l'homme, même chose, le calendrier est différent
2. Structure
  • Dérivé pharyngien (3ème -4ème poche pharyngienne endoderme).
  • 100 g chez l'homme, 2 lobes divisés en de nombreux lobules
  • Il n'exporte pas de lymphocytes différenciés avant la naissance
  • Le thymus régresse rapidement avec l'âge (1er signe de sénescence)
    • Il ne régresse jamais complètement.
    • L 'épithélium de l'adulte peut redevenir actif (en cas d'un vide catastrophique en LT : radiation)
Le thymus se situe à proximité de la région cardiaque. Le canal thoracique draine les voies lymphatiques chez l'homme . Les thymocytes immatures ont peu de marqueurs membranaires. Ils sont nombreux, 85% de la population du thymus(sensibles aux corticoïdes).
Ils s'associent aux cellules de l 'épithélium thymique (cellule nurse). Une cellule peut être associée à 200 thymocytes. 90 à 95% des thymocytes meurent sur place. Au niveau de la zone médullaire (15%), il y a les thymocytes matures qui vont partir vers les organes effecteurs. Le thymus régresse naturellement à partir de la puberté. La thymectomie affecte peu le stock de thymocytes (rate, ggl lymp)
Des cellules souches peuvent se différencier en dehors du thymus en présence d'hormone.
3.La sélection thymique

elle s'opère en 2 étapes (
SCHEMA RECAPITULATIF)

a.Dans le cortex extérieur (cellules nurses) : sélection positive
Les cellules épithéliales expriment le CMH I et II. Les lymphocytes reconnaissent le CMH II
  • Si la reconnaissance est convenable : LT par son R reconnaît bien les molécules du CMH IIà continue sa migration vers la zone la plus interne
  • Si la reconnaissance est mauvaise : LT condamné, il entre en apoptose . on a une sélection positive
b.Dans le cortex interne : sélection négative
les cellules internes par le CMH I vont présenter des molécules antigéniques qui existent dans l'individu (constituants normaux). Ce sont les molécules du soi : tolérogènes
LT va reconnaître par son R ces Ag : 2 situations
àreconnu : LT condamné par apoptose
ànon reconnu : donne naissance à un thymocyte mature (sélection négative).
Les cellules épithéliales présentent des cellules de l'organisme. Si le LT possède des R qui reconnaissent ces AG, alors, une fois mature, il sera actif et va détruire les cellules qui portent l'AG : dangereux, car il reconnaît les molécules du soi. Le thymus va détruire les cellules qui reconnaissent les Ag du soi. C'est à ce niveau que vont être testés les Ag provenant d'une greffe néonatale.
4. Apoptose
Mort cellulaire programmée.
Au niveau du thymus tout se passe comme si une stimulation incomplète s'opère provoquant la stimulation les gènes d'apoptose (Apo 1/fas). La cellule meurt.
Si la sélection est convenable, les gènes de contrôle de l'apoptose seront stimulés (bcl2)àvie
Ceci explique les 95% de dégénérescence cellulaire
5. Facteurs thymiques.
Ils sont secrétés par les cellules épithéliales : ils agissent sur la conversion et la différenciation.
Modèle : souris qui subit une restauration partielle in vitro du SI.
On réalise des extraits de thymusà isolement de facteurs. On étudie la différenciation des cellules T : étude de l'apparition des marqueurs membranaires : CD.
  • Thymosine : elle accroît la réponse des taux mitogènes. division
  • Thymuline
  • Facteur thymique humoral
  • Thymopoïétine : même caractéristique. Action en synergie.
IV. Modalité d'activation des LT
Le point de départ de la reconnaissance de l'Ag par les chaînes a et b du TcR.
On observe alors une séquence de réactions qu'on peut diviser en événements précoces qui ont lieu dans l'immunité du contact de l'Ag, puis des événements tardifs.

1. Evènements précoces.
Il y a activation par phosphorylation des protéines kinases (p56) comportant des domaines. P56 est activée, elle phosphoryle la chaîne e, il y a ensuite activation de la ZAP70 et la PLC g1. la molécule CD45 a un rôle important. C'est une phospho tyrosine kinase constituée de 2 parties (extra et intra-membranaire).
Cette molécule régule p56 et P59 au départ des événements précoces.

2. Evènements tardifs.
La PLC g1 est activée et provoque l'hydrolyse d'un PIP2 se scindant en DAG + IP3. L'IP3 va activer des ions ca++ qui vont permettre l'activation de la calcineurine qui agit sur un élément HFAT qui contrôle l'activité du promoteur du gène qui code l'IL2.
On alors les processus de transcription.
Des éléments inhibiteurs inhibent la voie du Ca++, inhibiteur de la calcineurine : FK506 et la cyclosporine A. La cyclosporine A est très utilisée car elle augmente la tolérance aux greffes : elle est immunodépressive, de plus elle s'utilise dans le traitement des maladies auto-immunes.

3. Les molécules CD
Récepteurs d'adhérence cellulaire ayant une double terminologie.
Terminologie appliquée à la souris et à l'homme :
Souris
Thy1
lyt 1+2-3-
lyt1-2+3+
Homme
CD3
CD4
CD8

Il existe une relation entre LT et CPA : R aux molécules d 'adhérences CD2, CD5 CD43 et ICAM
a. CD2 :
Lors de la différenciation thymique. Elle apparaît précocement au niveau des thymocytes immatures et persiste jusqu'à l'exportation. CD2 est exprimé précocement sur les LT ainsi que sur les NK.
Les ligands du CD2 sont les CD58 et CD59 (UFA3).
Les molécules CD58 et CD59 sont présentes sur toutes les cellules spécialisées dans la présentation des Ag.
Initalement CD2 était connue comme une molécule d'agglutination.
La liaison CD2/CD58 induit la production d'IL par les CPA. La molécule du CD2 au niveau des LT provoque une augmentation de ca++ intracytoplasmique et favorise l'hydrolyse des phospho inositols.
b. Les molécules liées aux R : molécules du TcR (ou associées à sa formation) : CD3, CD4 et CD8
CD3 : cette molécule est présentée par g d et e. la partie du R impliquée dans la transduction du signal.
CD4 : au stade précoce de la différenciation des thymocytes. Les molécules CD4 et CD8 ne sont pas exprimées. Ensuite on a un stade de double expression des CD4 et CD8.
Dans un 1er temps, on observe la ségrégation des catégories. Les LT seront CD4 ou CD8
  • zone ext du cortex est ni CD4, ni CD8
  • zone int du cortex est CD4 et CD8
  • zone médullaire : cellules T4 (auxiliaire , helper) ou T8 (cytotoxiques)
On a un stade ou un grand nombre de marqueurs CD4 et CD8 sur le même LT. Ensuite certains gardent les marqueurs soit CD4, soit CD8 puis passent dans le sang.
CD4 est présenté par une seule chaîne reconnue par gp120 du HIV.
CD4 : chaîne unique qui présente une catégorie commune avec les Ig.
Ce sont les L qui reconnaissent les Ag quand présentés par CMH II
CD8 : ils sont représentés par leur reconnaissance d'Ag présents par le CMH1. Les CD8 sont - reconnus que les CD8. Et on trouve 3 populations.
CD8 + 2ème marqueur : CD8 CD28 : 50 à 60£ des LT CD8 circulants . ce sont des cellules cytotoxiques
CD8 portant CD11 : cellules cytotoxiques reconnaissant des Ag non présentés par le CMH. Ils sont en relation avec le R gs
CD8 portant CD57 : 5% des cellules. Cellules suppressives bloquant les processus immunes. Action sur les NK.
CD 45 : glycoprotéines abondantes sur beaucoup de cellules hématopoïétiques. Elle intervient dans la régulation des processus de transduction lors de la rencontre du R et l'Ag. On ignore si ces molécules CD45 contiennent un ligand activateur. CD45 sont impliquées dans le passage de l'état naïf des L à la forme de cellules mémoires. Chez L B on a une molécule analogue à CD 45 : CD22
c. Molécules impliquées dans le signal d'activation :
CD28 : des souris déficientes en CD28. Déficit immunitaire grave. CD28 est une molécule pour un ligand porté par LB : molécule B7.
Un Ac anti-B7 va bloquer la reconnaissance B7-CD28 et bloque l'activation des LT.
IV. Les lymphocytes B
Le site de production se trouve chez l'homme dans le foie fœtal, puis la rate et enfin la moelle osseuse pendant la vie adulte. 5 à 15% des lymphocytes en circulation dans le sang et la lymphe.

1. Différenciation
Elle se fait dans la moelle osseuse et fait intervenir des lymphocytes proB qui vont subir une cascade de différenciation
Cell souchesàproBàpreBàB immatureàB mature
Les cell proB sont en relation dans la moelle osseuse avec des cellules stromales qui sont équivalentes des cellules épithéliales du thymus. Cellules ayant de profondes ramifications cytoplasmiques.
Association étroite entre ces ramifications du cytoplasme et les proB et les preB.
Au niveau des proB, il y a réarrangement génétique du chromosome qui code la chaîne lourde des Ig.
Au niveau des préB, les chaînes lourdes de type µ, il y a un processus de sélection lymphocytaire qui se traduit par la destruction d'un grand nombre de cellules au stade preB.
Les cellules stromales synthétisent un facteur activateur, IL4.
Les cellules B auront une double sélection
  • ·Sélection positive par Il4
  • Il4 se fixe sur des récepteurs (Si on bloque les récepteurs, la production des 90%).
  • Sélection négative : les cellules B ont à la surface des Ac qui reconnaissent des éléments du soi portés par les cellules stromales. Ces lympho seront tués par apoptose.
  • Les cellules B immatures ont des chaînes H : IgM et IgD s'associent à la surface. Les IgD n'interviennent qu'à ce moment)
  • Ces LB deviennent matures et partent dans la circulation où ils rencontrent l'ag.
2. Rencontre avec Ag dans la circulation
Activation. Il y a des commutations isotypiques
On arrive à la diversité des Ac. Certains LB se transforment en plasmocytes (cellules qui donnent des Ac) et d'autres deviennent des cellules mémoires.
3. Les molécules CD
Moins nombreuses que sur les LT, moins connues. (découvertes plus tardivement)
CD10 : proB, preB
Certaines apparaissent pendant l'activation
D'autres seront toujours présentes.
Elles constituent des molécules d'adhérence ou des récepteurs au complément (CR1-CD35 ; CR2-CD21) ou facteurs de croissance qui vont conditionner la stimulation des LB.Il existe des R aux lymphokines Rec pour Il1 et un Rec pour Il2 : CD23, CD25. La reconnaissance des Ag se fait pour les LB par des Ig de surface appelés IgS : capables de capter l'Ag/ ces IgS ont un rôle de R.
Quand Ag est fixé sur LBàactivation du LB qui se divise. On a une prolifération clonale. Certains LB donnent des LB mémoires ayant un R initial. Plasmocytes qui synthétisent des AC spécifiques qui reconnaissent l'Ag de la stimulation initiale.
4. Caractéristiques
Ils présentent sur leurs membranes des Ac fixés sur un récepteur Fc.
Cela constitue les récepteurs de surface vis à vis de l'Ag à Ig de surface .
Quand il y a rencontre avec l'Ag, activation, transformation en plasmocytes, synthèse d'Ac libérés dans la circulation ( qui reconnaissent l'ag). Les LB vont exprimer fortement le CMH I et le CMH II. Les LB peuvent se comporter comme des CPA et présenter l'Ag aux LT.
Internalisation de l'ag pris en charge par endocytose, puis le présente aux LTh.
5. Ag thymodépendants et thymo indépendants.
a. Ag thymo indépendants
Pour la souris, il présente un marqueur CD5+
Ces LB qui ont un marqueur, vont prendre en charge Ag Thymodépendants caractérisés par un PM élevé et des séquences d'ag répétitives (LPS) ; Ils sont captés par Ac de surface des LB. Cette liaison permet le processus d'activation puis de prolifération.
Ag thymodépendants
Ils sont CD5-.ces ag nécessitent une association LB-LT :processus de coopération cellulaire.
VI. La circulation des lymphocytes
Il y a des échanges constants entre le thymus, la MO, le sang, la lymphe, les ggl lymphoïdes (90%), la rate. Les lympho se répartissent dans tous les compartiments : initiateurs, différentiateurs. Puis une population (5%) part dans le sang, on a aussi migration dans les ganglions lymphoïdes et la lymphe (70% des L). On a aussi des échanges en direction de la rate (25% des L) et certains L vont aussi dans des tissus diverss pendant la réaction inflammatoire.
Les L sont continuellement dans un processus de circulation, cœur, rate, artère, qui irriguent la rate, ggl lymph puis les lymp repris par les systèmes lymphoïdes, canaux lymphatiques qui ramènent la lymphe au système veineux, c'est à dire au niveau du cœur.
1. Le retour des lymphocytes (homing)
Cette circulation des Lymp fait appel à la notion de homing (s'attribue aux retours dans les organes pendant la migration).
On a des migrations catégorielles de Lymph naïfs et de matures.
Les Lympho naïfs qui n'ont pas rencontré d'ag traversent l'endothélium des vaisseaux au niveau des ggl lymp.
Les L mémoires naissent des ggl lymph en reconnaissant l'Ag. Cette reco transforme le L naïf en L mémoire. Les L mémoires vont gagner des tissus non lympho, mais atteints par une réponse inflammatoire qui dépend du ggl lymp. Notion de HEV.
2. Transition vaisseauxàextérieur
Ils doivent traverser les barrières épithéliales des vaisseaux (cela se fait dans des endroits spécialisés, HEV (high endothélial venule). : zone de passage où les Lymph quittent le système sanguin pour aller de la lymphe et gagner les organes lymphoïdes.
Les zones préférentielles font appel à des processus de différenciation qui vont permettre la traversés des cellules sanguines.
On a un phénomène d'adhésion grâce à des molécules d'adhérence qui trouvent leur complémentarité au niveau des cellules endothéliales (ICAM...). Ces molécules vont ralentir les lymph et les fixer à la paroiàfacilite le passage. Processus de homing, le L s arrête dans un endroit déterminé.
Les lymphocytes adhérent à la paroi vasculaire puis ils traversent la paroi par diapédèse.
Le passage des L, en dehors du système vasculaire, est favorisé par des réactions inflammatoires, différents facteurs vont stimuler ce processus : Il, TNF, INF.
VII. Compartiments effecteurs (organes lymphoïdes périphériques).
Les organes se développent plus tardivement que les compartiments différenciateurs. Ils atteignent leur plein développement après la stimulation antigénique. Leur activité suit les fluctuations ag de leur zone d'implantation (inflammation au brasàréaction des ggl du bras).
Les organes lymphoïdes suivent les stimulations de l'ag de l'environnement.
  • Compartiment systémique : Le libération dans le sang et dans la lymphe assure la production dans le milieu extérieur : Rate, ggl.
  • Compartiment muqueux : Muqueuse secrétoire (bronche) impliquée dans la production d'IgA secrétoire
1. La rate
Réservoir à hématies. Elle libère les GR en réserve dans le sang si déficit respiratoire.
2 compartiments : pulpe blanche, pulpe rouge
Rate se transforme en sinus veineux : élément constitutif de la pulpe rouge (lieu d'accumulation de beaucoup d'hématies). sinus veineux entouré de parenchyme splénique qui constitue le cordon de Bil broth. Ce parenchyme est riche en macrophages et en plasmocytes.
  • Pulpe rouge : réservoir d'hématies. Chez les animaux bons plongeurs, pendant la plongée, la rate expulse des hématies : augmente l'O2.
  • Pulpe blanche : manchon qui entoure artérioles. Accumulation de lymphocytes.
Si ablation du thymus à la naissance ou si souris nude, la zone thymodépendante est vide.
Puis la zone folliculaire I et II, les derniers ont un centre germinatif. Les follicules sont constitués de LB en division et en prolifération. Le système est complété par des cellules dendritiques (CPA) ou macrophages.

2. Notion de follicules
Centre germinatif a une structure complexe

3 parties :
  • Centroblaste : zone sombre avec beaucoup de cellules en division (LB en division)
  • Zone claire : avec cellules dendritiques et macrophages. Les LB migrent de zone sombre à zone claire s'accolent à des cellules dendritiques. (Beaucoup de LB et leurs débris sont pris en charge par macrophages).
  • Zone apicale : zone de migration qui comprend des LB mémoires qui vont partir et de LB qui vont donner des plasmocytes qui partiront vers la zone rouge.
Le centre germinatif va se développer 7J après le contact antigénique dans le cas d'une réponse I.
Mais pour une réponse II, il ne faut que 36h au lieu de 7j.
Au départ, on a uniquement des lymphoblastes en division (division toutes les 6h), au bout de 60h, le centre germinatif contient 10000 à 16000 lymphoblastes. Si la stimulation antigénique diminue, la taille des follicules régresse après 15j et après 3 semaines, les follicules II ont disparu.
Les commutations isotypiques : IgMà IgE s'opèrent pendant les nombreuses divisions du centroblaste. Elles sont très actives pendant la réponse II.
Mutations somatiques : aléatoires : soit ces mutations vont augmenter l'affinité ou la diminuer (des Ac pour l'Ag). Les LB vont tester l'efficacité de leur Rec sur des Ag présentés par les cellules dendritiques. Ce sont des Ag du non soi.
  • si mauvaise reconnaissance : élimination du LB
  • si affinité suffisante : stimulation du gène de survie Bcl2 et les LV continuent leur migration ou donnent des Lympho matures.
    • les plamocytes portent CD23
    • les Lympho matures portent CD45RO
Les études expérimentales montrent que pendant la stimulation antigénique, l'importance de la pulpe blanche augmente considérablement. Mais pendant une déplétion en LB (maladie de Brutone), les follicules seront vidés de cellules.
3. Ggl lymphoïdes (compartiment systèmique)

2 types d'irrigation
 (différent de la rate)
  • les ggl reçoivent une irrigation sanguine : artère et veine, cellule de la rate
  • les canaux lymph afférents qui traversent les ggl et qui repartent par des canaux lymph différents
  • zone du paracortex : thymodépendants, elle comprend des LT.
  • Follicules I et II : zone riche en LB
  • Zone HEV sur-capillaires : à ce niveau les L qui arrivent par système artériel vont pouvoir repartir par canal lymphatique afférent.
Compartiment muqueux
2 types de formation
  • · tissu lymphoïde diffus : on le rencontre au niveau de l'épithélium intestinal. On trouve des LB qui s'insèrent entre les Cell de l'épithélium.
  • · on trouve des plasmocytes (IgA) qui traversent l'épithélium pour couvrir la muqueuse.
àformation individualisée en 3 types :
a. amygdale
amygdale dans zone pharyngienne, structure en crypte où vont s'accumuler des aliments (R inflammatoire : fréquent chez les enfants).
b. appendice élis coecal :
organe lymp : inflammation (appendicite)

c. plaques de Peyer :
se trouvent dans l'intestin (dans iléon). Elles n'ont pas de capsules et sont directement en contact avec intérieur de la lumière intestinale.
Il existe des zones thymodépendantes
Follicules I et II, sites de prolifération des LB
L'ensemble est recouvert par dôme épithélial, zone de capture de l'ag.
Les LB situés dans les plaques de Peyer produisent des IgA.
VIII. La lignée myéloide
Comporte des granulocytes, macrophages et monocytes
1. les granulocytes
il existe 3 catégories : les neutrophiles, les éosinophiles et les basophiles.
a. Les neutrophiles
  • 95% des granulocytes
  • taille 12 à 15 µm
  • ils ont 2 types de granulations riches en principes actifs.
    • de type I ou aryophile : lysozymes, hydrolases acides, mycloperoxydases
    • de type II : lysozyme, grande affinité pour le fer (dont la lactotransferrine)
  • ils sont spécialisés dans les mécanismes antibactériens et agissent de 2 façons
    • libèrent des substances actives (lysozymes, lactotransferrine)
    • phagocytose
b. éosinophiles :
  • 2 à 5% des granulocytes.
  • En Microscopie électronique, ils renferment des granules qui présentent des pseudo cristaux de formes allongées.
  • Ils comptent tous les éléments dont :
    • les peroxydases
    • les aryl sulfatases
    • les protéines cationiques
  • tous ces éléments sont toxiques vis à vis notamment des parasites
c. Les basophiles :
  • On parle de mastocytes dans les tissus
  • renferment - héparine, sérotonine, histamine, facteur d'activation des plaquettes : PAF
  • 0,2 à 0,5% des granulocytes : sont rares
  • rôles :
    • pathologique : processus d'hypersensibilités immédiate, réponses allergiques
    • normal : facilitation de la réponse immunitaire
  • pendant l'allergie : sécrétion d'histamine par mastocytesà diapédèse
d. catégories membranaires :
  • rec pour Fdc dont CSF
  • rec C3b : CR1
  • rec Fc des Ig
  • tous ont un rec pour IgG : baso + eosninophile ont aussi un Rec pour IgE
  • rec pour facteurs physio-tactiques et différents marqueurs (CD)
  • tous les éosinophiles portent le CD34.
e. Propriétés physiologiques :
  • Granulocytes : marginalisation et substance physio-tactiques
  • Processus de phagocytose que l'on reverra avec les macrophages
  • Physio-tactisme proche de celui des lympho : ce comportement intervient pendant l'inflammation, présence de bactéries qui libèrent des facteurs physio-tactiques qui exercent leur action au niveau des capillaires sanguins.
  • Les GB (leucocytes) en circulation vont subir une marginalisation c'est à dire qu'ils vont adhérer à la paroi, puis vont la traverser par diapédèse, puis vont vers le site de l'infection où ils exercent leur action.
  • Substances phyio-tactiques :
    • Chemokine (interviennent dans coopération cellulaire)
    • Endotoxine libérée par les bactéries
    • Peptides bactériens dont la formylméthionine (présente une forte attraction des leucocytes). Les leucocytes ont des R pour ces peptides et réagissent fortement.
    • Leucotriène : métabolites de l'acide arachidonique. Ils sont libérés par différentes cellules dont macrophages et les basophiles. Elles activent et attirent les baso, les macro et es neutrophiles. Les leucocytes arrivés sont activés et à leur tour, vont renforcer la réponse cell.
    • La marginalisation fait intervenir de nombreuses molécules dont les intégrines
    • Ces molécules sont nombreuses : les ICAM, les selectines.
2. Les macrophages et les monocytes
a. Origine
Les cellules souches dans la MO donnent les pré monocytes, qui libérés dans le sang donnent les monocytes qui en évoluant donnent les macrophages libres ou tissulaires (histiocytes).

b. Macrophage tissulaire
On les trouve
dans le foie : cellules de küpfer (rôle important : barrière phagocytaire) . 
le sang : proche dans l'intestin, riche en déchets
 
les cellules stockent le fer, sous forme de ferritine
 
dans la rate et ggl lymph, on trouve les macrophages dont le rôle sert à éliminer les cellules mortes.
 
dans les poumons, macro alvéolaires riches en lysozymes et liposomes : piégent les petites particules issues de l'air inspiré. On peut récupérer ces Macro alvéolaire par lavage bronchique.
 
c. Monocytes
Noyau en forme de fer à cheval, membranes présentant beaucoup de replis. On parle de membrane ondulante qui augmente ka surface de contact. Golgi bien développé et va produire de nombreux lysosomes riches en hydrolases acides et en peroxydases.
Macrophages sont + riches en lysosomes et ont de nombreuses vacuoles auto phagiques qui sont remplies de déchets que la cellule ne peut pas dégrader. Ces déchets ou corps résiduels sont ainsi stockés.
d. Marqueurs membranaires
Monocytes et macrophages présentent beaucoup de molécules de surface dont les molécules de CMH I et de CMH II. Le CHM II bien exprimé sur macrophage activé.
Il existe un marqueur Mac I, R rec CR3 du complément s'exprime sur macrophage.
Le CD14-CD33, éléments à la surface de monocytes.
Si on veut isoler les monocytes, on utilise des anti-CD14.
Diverses R :
· Rec Fc g fixe IgG
· Rec Fc e fixe IgE
· C' : CR1 et CR3
· IFN et facteur d'activation des macrophages.
e. rôle et fonction :
Activation : pendant leur développement : les macrophages passent par tous les stades. Monocytes ( forme immature) donnent des macrophages résidents qui sont quiescents au repos.

En présence d'une source d'inflammation, les macrophages deviennent inflammatoires puis activés.
Sous forme activée, ils ont une grande capacité de phagocytose bactéricide y compris pour les pathogènes intracellulaires (ex : pneumocoques qui vivent dans les macrophages résidents, une fois le macro activéà pneumo détruit.
Différents facteurs interviennent IFN, IL2 dans l'activation
Phagocytose 2 voies :
1er voie :
Pendant la reconnaissance de phagocytose, Ag est internalisé puis il est stocké et est détruit dans une vacuole de phagocytose : phagolysosome dans lequel se déversent différentes substances.
Dans cette vacuole, les bactéries sont tuées. La mise à mort fait intervenir différents agents bactéricides.
Un certain nombre d'entre eux font appel à la voie dépendante de l'oxygène. Cette voie fait intervenir des radicaux libres, molécules aux atomes ayant un nombre impair d'électrons.
O2 + e- àO2° cet anion superoxyde se transforme selon réaction de dismutation.
Dans la vacuole, on a une action d'une NADPH oxydase e°
NADPH + 2 O2àNADP+ + H+ 2 O2°
Grande consommation d'O2 qui constitue la flambée respiratoire ou burst caractéristique d'un réaction des macrophages destruction des bactéries.
Une activation e° : myéloperoxydase intervient. Les myéloperoxydase + des halogénures qui donnent des halogènes (Br ou Cl). Leurs actions, en présence d'ions peroxydes, donnent des oxydes de Cl et on obtient finalement des composés de type HclO : hyperchlorites (eau de javel).
2Cl-àCl2
O2° + Cl2à2 ClO-
Un élément intervient, en présence d'amines, les taurines. Les HclO donnent sous leur action des chloramines ( liqueur de dakin).
Hyperchlorites + taurinesàchloramines
Une flambée respiratoire donne donc des anions superoxydes qui peuvent donner H2O2 ou radicaux hydroxyls. Le myéloperoxydase des lysosomes va faciliter la production d'HCl en halogénures. On aura alors des hypochlorites et ensuite des chloramines par intervention des taurines.

2ème voie du monoxyde d'azote :
inoculation du BCG à des souris provoque un taux élevé de nitrites dans urines. Cette augmentation : production de NO par une voie dépendante de l'arginine : basique pour la bactérie et cellules tumorales. Le tetrahydrohopepterine, cofacteur important.
Le NO : petite molécule très diffusible qui sera activée notamment sur parasites intracell, bactéries. NO peut jouer un rôle de neuromédiateur qui influe les transmissions synaptiques.

f. Activité sécrétrice dans macrophages :
Elle secrète de l'IL1 ; des C1q, C2, C3, C4 et C5 , IFN bêta.
Il existe 3 IFN : IFN gamma par LT, INF bêta par les MO
Les lymphokines représentés par le TNF d'ici le TNF alpha car 2 TNF existent : l'alpha et le bêta. Le bêta est synthétisé par les L. le TNF va être cytotoxique pour les cellules tumorales in vitro, il peut détruire différentes tumeurs in vivo.
Les MO sont impliquées dans 3 types de réactions. Ils ont des propriétés d' infiltration et d'adhérence, capture d'éléments étrangers, phagocytose et destruction.
Régulation de la réponse immuno notamment par synthèse d'IL1.

IX. Cellules cytotoxiques, Cytotoxicité
1. Les lymphocytes cytotoxiques.
1ère réaction cytotoxique décrite par Govaert : les cellules issues du canal thoracique d'une allogreffe détruisent in vitro rapidement avec une grande intensité les cellules du chien donneur. Les LTs sont capables de détruirent d'autres cellules.
Exemple : réaction virale.

Les LTs ne synthétisent pas l'IL1 mais possèdent des récepteur pour IL2 et IFNgamma qui les stimulent.
Les cellules vont présenter l'antigéne du Soi modifié : dans ce cadre, les cellules vont être attaquées par les LTs qui vont libérer de la perforine, de granzyme pour tuer les cellules ayant été infectées par le virus. Les cellules mortes sont phagocytées par les macrophages qui vont ensuite présenter l'Ag via le CMH II. La coopération cellulaire CPA-LTh va conduire à une production d'IFN gamma et de IL2 stimulant la production de LTs.

2. Les cellules de Langerhans
Découverte par Langerhans, il y a 120 ans : 1868. Depuis peu, on sait à quoi elles servent. Elles se situent au niveau de la peau.
Cette couche donne naissance à l'épiderme composé de kératinocytes qui s'aplatissent au fur et à mesure de leur formation. Ce revêtement est très imperméable. Les bactéries ont du mal à y pénétrer.
En plus, on a des capillaires sanguins, plus des vaisseaux lymphatiques dans le derme. Ces derniers se prolongent vers les ggl lymphatiques. Les cellules de Langerhans arrivent sous forme immature via les Vx sanguins (à partir Cell souches), puis se disposent au dessus de la couche de malpighi. Les cellules de Langerhans ont des longs prolongements cytoplasmiques et font partie de la même catégorie des cellules dendritiques. Elles forment une barrière continue sous l'épiderme. Les cellules expriment le CMH I et aussi et très fortement, le CMH II, ce qui leur confèrent la propriété d'être des CPA.
Elles possèdent le marqueur CD1 (apparaît au début de la formation des thymocytes puis disparaît), des CD4 et CD35 comme les monocytes. Les cellules de Langerhans proviennent de la lignée myéloïde.
On trouve donc le CD4 sur les macrophages, les LT et les cellules de langerhans.
Les cellules de Langerhans captent l'antigène qui arrive via l'extérieur . Cet antigène est pris en charge sur les dendrites des cellules de Langerhans (phagocytoses). La cellule de Langerhans passe dans les Vx lymphatiques avec l'ag. Cette cellule de langerhans va ainsi arriver aux ggl lymphoïdes et va présenter aux LT et notamment aux LT CD4, l'ag.
Les LT vont être activés et vont produire de l'IL2 et finalement les LT vont donner naissance à des LTCD8. Ces derniers vont pouvoir aller détruire l'Ag au niveau de l'épiderme.
Si les haptènes sont pris en charge par la peau, il existe des sels métalliques. Ces haptènes induisent une prolifération cellulaire. On a alors une réaction inflammatoire (ex : tuberculine).
En microscopie électronique, les cellules de Langerhans ont des structures caractéristiques, en raquette.
Cette structure est due à un processus d'invagination de la membrane.
Les molécules CD4 peuvent interagir avec virus HIV. Lors de la transmission par voie sexuelle, les cellules de Langerhans présentent dans les voies génitales seraient impliquées dans la transmission du virus.

3. Les cellules K.
Elles n'appartiennent pas à un type cytologique défini. Elles représentent toutes les catégories cellulaires qui regroupent les L, les NK et les monocytes. Toutes ces catégories ont en commun la présence de R pour les Ac et l'implication dans la réaction dite d'ADCC (antibody dependant cell cytotoxicité). Les modalités de réaction sont les suivantes :
Si un Ag est reconnu, il fixe des Ac sur ces épitopes spécifiques. Les cellules K sont des cellules qui ont des R pour les parties Fc des Ac et ces cellules vont être activées et vont libérer des substances cytotoxiques du groupe des preforines qui vont induire la mort de la cellule.
Sont présentes en grande quantité dans le sang, la rate. Faible dans les ggl lymphoïdes.
On les observe chez les souris (souris sans LB).
Rôle important dans la défense antibactérienne et dans les processus de rejet de greffe.
Les Natural Killer
  • Cellules découvertes en 1975 pendant des expériences qui visaient à obtenir des Cell cytotoxiques dirigées contre des cellules humaines.
  • Ces cellules sont ce que l'on appelle les grands lymphocytes (LGL : large granular lymphocyte). Elles possèdent de nombreux granules azurophiles.
  • Les NK n'expriment pas de R spécifique pour l'Ag.
  • Elles sont CD3- et possèdent un marqueur spécifique CD56+ (chez les souris CD3-, NK11+)
  • Il existe une petite catégorie de cellules, les TCD+CD56+, intermédiaire entre les LT et les NK.
  • Les souris SKID (sans LT et LB) et les nudes sont riches en NK et ces cellules sont très cytotoxiques.
  • Les NK seraient des cellules archaïques.
  • On peut les isoler en utilisant des Ac monoclonaux anti CD56. On peut supprimer les NK d'une souris en utilisant ces AC en injection.
  • Les récepteurs : différents classiques des LT. Le mécanisme de reconnaissance nécessite l'expression de molécules d'adhésion : CD56 : molécule d'adhésion comparable à CD2 et au ligand LFA1.
  • Ce sont des R qui se rattachent à la famille des lectines, ce qui renforce le coté archaïque de ces cellules ( car chez invertébrés la reconnaissance se fait par les lectines).
Fonction cytotoxique
a. processus d'ADCC.
Les NK expriment un CD16 qui a une affinité pour la partie fc des Ig dont les IgGà reconnaissance par Ac
2. intervention du CMH I
Les NK émettent des perforines
Molécules de perforine : tonnelets
Convergence de forme et de fonction entre perforine et CAM du complément.
4. Cellules cibles attaquées par NK
Ce sont essentiellement des cellules qui n'expriment pas ou faiblement le CMHI. Les épitopes T sont présentés par CMH I au LT mais parfois, il ne fonctionne pas.
Ex : cas d'infection virale ou transformation humorale annulent l'expression du CMH I.
Dans ce cas les NK interviennent et vont suppléer les LT CD8+.
a. Les NK et pathologies
Cellules d'intervention rapide. Elles constituent la première ligne de défense des organismes. Vrai surtout dans le cas de production de cellules tumorales. Les NK vont rapidement détruire les cellules tumorales.
Ex : si on supprime NK chez une souris : on a une augmentation des tumeurs et notamment des tumeurs pulmonaires.
Les NK interviennent aussi vis à vis d'infection virale, dans 2 cas possibles :
  • 1 virus modifie le CMH : cytomégalovirusà NK deviennent actives
  • virus qui ne modifient pas le CMH Ià NK n'interviennent pas et laissent faire les cellules cytotoxiques
Elles interviennent aussi dans la lutte contre les parasites intracellulaires. Les NK seront en mouvement par IL2, mais aussi par IFN gamma, puis une fois en mouvement, elles produiront aussi de l'INF gammaà amplification des modalités de défense.
b. LAK : lymphokine Activated killer
Cellules qui deviennent tueuses quand elles sont en mouvement par lymphokines dont IL2. Les cellules ont été introduites par Rosenberg, cancérologue célèbre. Les cellules cytotoxiques (LT ou NK) sont stimulées par IL2, donc lors d'une injection tumorale. La tentative était d'injecter de l'IL2 aux patients pour augmenter leur système immunitaire et notamment les Lympho Killer.
Mais, Il2 en grande quantité provoque une cascade de réaction II (diarrhée, nausée). L'idée a été de prélever des cellules aux patients par prise de sang. Ces cellules sont cultivées avec de l'Il2. On stimule les cellules in vitro puis on les réinjecte aux patients.
Avantage : diminution de la réaction de rejet car ce sont les propres cellules de l'individu. On a cependant des résultats moyens car ces LAK sont bloquées à l'extérieur de la tumeur et réalisent difficilement leur action.
c. Utilisation des cell TIL : lymphocytes d'infiltration des tumeurs.
Elles existent normalement dans le cas de tumeurs : cellules cytotoxiques mais en trop faible quantité et presque inactives.
On réalise l'ablation d'un nodule cancéreux puis des cellules en suspension sont incubées avec IL2. Comme les TIL sont en mouvement, elles se multiplient et tuent une à une les cellules tumorales.
Il ne reste plus qu'à injecter les TIL très actives au patient.
Cytokines et facteurs de croissance
Les communications intercellulaires qui interviennent dans les réactions immunitaires spécifiques et non spécifiques et dans l'inflammation mettent en jeu deux mécanismes principaux.
Le premier fait appel à l'interaction stéréospécifique entre molécules complémentaires (structure et contre-structure) des membranes de 2 cellules en présence. Ce contact membranaire met en jeu des paires de molécules telles que CD2-LFA3, LFA1-ICAM1, 2
Ce deuxième mode de communications utilise des molécules messagers solubles ou médiateurs qui comprennent par exemple des hormones stéroïdes ou peptidiques, les NT, les NP ,les médiateurs lipidiques (leucotriène, PAF6acéther, PG2), les anaphylatoxines du complément (C5a, C3a, C4a) mais surtout un ensemble de médiateurs constitués de protéines le plus souvent glycosylées, dont la masse moléculaire varie de 8 à 0 kDa, appelés Cytokines.
Ce terme regroupe un ensemble hétérogène de molécules dont certaines appelées : médiateurs agissant entre les leucocytes, lymphokines, médiateurs produits par les lymphocytes, interférons :
  • facteurs stimulant les colonies (CSF)
  • facteurs de nécrose (TNF)
  • facteurs transformants de croissance : TGF
  • facteurs dérivés des plaquettes (PDGF)
  • facteur de croissance des fibroblastes (FGF) ou des cellules épidermiques (EGF).
A la différence des hormones dont le taux de sécrétion est continu bien que modifié par des signaux physiologiques, les cytokines ne sont pas synthétisées par des cellules au repos mais principalement en réponse à un signal activateur. Contrairement aux hormones, chaque cytokines peut être produite par de nombreux type de cellules. Ces cytokines agissent sur leurs cellules-cibles en se fixant sur des récepteurs spécifiques de très haute affinité, les concentrations étant de l'ordre de la nanomole ou de la picomole.
Ces récepteurs sont en général exprimés en très faible densité sur différents types cellulaire, ce qui explique les effets pléiotropiques des cytokines. Selon la localisation de la cellule-cible par rapport à la cellule sécrétrice, les cytokines peuvent avoir une action autocrine, paracrine ou endocrine.
L'interaction d'une cytokine avec un récepteur spécifique entraîne une cascade d'événements intracellulaires produisant des signaux de mouvement cellulaires, d'activation d'enzymes membranaires, de transcription génétique et de synthèse protéique, de prolifération ou de différenciation.
I. Coopération Lymphocyte T-Lymphocyte B dans la synthèse d'Anticorps
Réponse immunitaire :
  • Immunité humorale à Ac par les LB
  • Immunité cellulaire à Lymphocyte T
Cependant une réaction immunitaire implique des les LB et LT après une stimulation par reconnaissance entre CPA et LTh. Il existe donc des relations entre les cellules de façon directe ou avec intermédiaire.
1. Immunorégulation par les LT
  • Par les Lymphokines secrétées
  • Par contact directe avec d'autres cellules
  • Nécéssité d'activation de la CPA
  • Interaction LT-CPA est restreinte par les molécules du CMHà synthèse de cytokines
2. Reconnaissance LT-LB avec l'Ag
Bàstructure tertiaire de l'AG
Tàpeptides du CMH
3. Notion de CD4 et CD8
CD4 : LT helperàCMH II
CD8 : LtcytotoxiqueàCMH I
4. La présentation par les CMH de classes différentes impliques des processus de maturation différents.
Classe II : endocytose, dégradation, protéolyse des vacuoles
Classe I : Ag exprimé dans le compartiment cytosolique, dégradation protéasomique.
5. Notion de TH1 et TH2
La population de CD4 se divise en TH1 et en TH2 selon leurs secrétions
Le rapport TH1/TH2 joue un rôle dans l'immunorégulation. L'isotype Ac produit joue un rôle dans l'immunorégulation
Ex :
  • IgM polymérique : activation du C'
  • IgE : mastocyte
6. Eléments nécessaires à l'activation des LB
Type Ag
Propriété


Thymoindépendant de type I (TID)
Activateur, polyclonal

Thymoindépendant de type II
Epitopes secrétés
Nécessite des LT
Thémodépendant (TD)
solubles
Contact avec LT et Lymphokines

L'activation des LB se fait par le BCR. Le LB naïf mIgD, mIgM à co-expression en surface
  • Ag sur BCR et signal transmembranaire par des molécules associées au BCRà activation des LB
  • Cas des TID Ag : cross linking mIg suffit pour activer LB
  • Cas des TD Ag : cross linking insuffisant pour activer LB à coopération avec LT

a. Autres structures que le BCR intervenant dans l'activation
Les LB naïfs ne répondent pas aux cytokines. Ils ont besoin de LT activés : contact membranaire avec LT, con A, CD3.
Ex :
LT activésàLB naïf
CD40 ligandàCD40
CD45ROàCD22
L'association physique de chaque couple entraîne un rapprochement physique des cellulesà les LB reçoivent plus facilement les secrétions des LT.
L'activation des B est un évènement induit pas les cytokines : L'interaction LB-LT est dynamique. Les cellules doivent être activées pour répondre aux cytokines.
IL2
+TCG et BCG, Secrétions d'Ig
Effet de Il2 sur LB inhibé par l'IFN
TH1
IL4
Commutation isotypique des Ig
+ CMH II sur les LB
+BCG, + TCG
TH2
IL5
Eosinophile, BCG
TH2
IL6
- CTL activée dépendante de IL1
TH2
IL10
Inhib. CPA, - CTL
TH2
IFN gamma
Inhib. Prolifération TH2, inhib. IL4, IL5 sur les LB
+ CMH II sur LB naïfs
Inhib. IL3 et GMCSF effet sur la moelle osseuse
TH1
b. Tcell helper pour la réponse Ac du point de vue des LB
Les LT aident les CPA sont les LB
Les cellules dendritiques, macrophages CD4+ àactivation des LT à + CD2, CD40 ligand, secrétions des Cytokines
CD40ligand-CD40àLB réactif aux cytokines
CPA= LBàactivation des TH2
c. Tcell helper pour la réponse Ac du point de vue des LT
Notion de signal 1 (Ag) et signal 2 (apporté par la CPA).
Pour une activation optimale des LT.
Activation par le TCR :
TCR (a,b) : association physique et fonctionnelle avec le CD3 (transduction du signal).
De plus l'activation avec d'autres structures de surface que le TCR sont nécessaire pour une activation totale
Ex :
CD4,CD8, P56 association avec CD45
CD2 et CD28 pas de nécessité de l'engagement du TCR
d. Facteurs favorisant l'activation sélective de TH1 et TH2
Favorisant TH1
Favorisant TH2
Présence IL2 et IFN
Présence de CD8+ CTL activés
Cellules adhérentes : CPA
Phagocytose de l'Ag
Pathogènes intracellulaires
Présence IL4, IL10 et IL1
Absence de CD8+ CTL activés
LB comme CPA
Pinocytose de l'AG
Faibles dose d'Ig supprésseur

Inhibiteurs TH1
Inhibiteurs TH2
IL10
PresenceT H2 activés

Présence d'IFN gamma
Présence de TH1 activés
Présence de CD8+ CTL activés

LE SIDA
I. HISTORIQUE
1. Origine :
il y a deux hypothèses
  • Virus HIV transmis à l'homme via la vaccin de la polyo (mise au point par culture dans des cellules de singe (hypothèse peu probable)
  • Passage de la barrière de l'espèce Singe-Homme
2. Historique :
  • 1959 : 1er symptome du SIDA
  • 1981 : 1er cas clinique - Notion de GRID (Gay Related Immunodeficiency Syndrom)
  • 1982 : notion de GRID est totalement fausse. On parle de SIDA. En France, on continue de parler de maladie de 4 H (Héroïnomane, Haïtien, Homosexuel, Hémophile)
  • 1983 : Montagnier découvre le virus du SIDA (LAV)
  • 1985 : clonage ADN VH1 - découverte VIH2 - dépistage du HIV dans le sang
  • 1996 : trithérapie : AZT +ddI/ddC + antiprotéase
II. DECOUVERTE DU VIRUS
Rétrovirus : Passage de l'ARN en ADN via trancriptase reverse
Sous famille des lentivirus (évolution lente)
gènes structuraux :

GAG: code pour la protéine de capsidre (P24)
POL: code pour les enzymes nécessaires à la réplication du virus (transcriptase reverse et intégrase)
ENV: code pour les protéines de l'enveloppe (GP120 - GP41). Ce gène a une grande variabilité génique
III. CYCLE DU VIH
1. La pénétration du virus dans la cellule
Les cibles du VIH sont de plusieurs types. IL s'agit de cellules contenant le marqueur CD4+ :
  • LT CD4+
  • Monocyte, macrophage
  • LB
  • Cellule dendritique.
Le VIH est un virus à enveloppe. La partie externe de l'enveloppe est constituée de protéines gp 120. La gp 120 reconnaît le CD4 qui est donc le récepteur du VIH sur la cellule cible. 
Le CD4 ne suffit pas : le VIH a besoin d'un second récepteur appelé corérecepteur aux chemokines, lui aussi porté à la surface de la cellule cible, pour pénétrer dans cette cellule. Il existe deux types de corecepteurs aux chémokines : CCR5 (intervenant dans les infections précoce) et CXCR4 ( intervenant dans les infections tardifs).
La fixation GP120-CD4 assure un changement de conformation du virus et donc la présentation de la protéine d'enveloppe plus interne, la gp41 qui achève la fixation et permet la fusion des membranes virales et cellulaires. Le matériel infectieux du virus est alors injecté dans la cellule.
2. La transcription

Les informations génétiques du VIH sont sous forme d'ARN. La transcriptase inverse est une enzyme, contenue à l'origine dans la capside virale, qui permet à l'aide des nucléosides contenus dans la cellule de construire un brin d'ADN viral à partir de l'ARN.
 
L'ADN ainsi produit peut être intégré à l'ADN cellulaire, ce qui est la première étape vers la synthèse de nouveaux virus.
3. L'intégration
L'ADN linéaire issu de la phase de transcription inverse est transporté dans le noyau de la cellule. 
Cet ADN est intégré à l'ADN cellulaire grâce à l'action de l'intégrase qui est une enzyme qui "coupe" l'ADN cellulaire et "recolle" cet ADN avec l'ADN virale.
4. La synthèse de nouveaux virus
Le but de l'infection d'une cellule par un virus est la production d'autres virus qui vont à leur tour infecter d'autres cellules pour produire encore et encore des virus.
Un virus est démuni des outils permettant sa reproduction. Le VIH doit détourner la "machinerie cellulaire". La synthèse de nouveaux virus passe d'abord par la création d'un ARN messager viral. Cet ARN messager est traduit par la "machinerie cellulaire" pour donner tous les éléments (protéïnes de la capside, protéase, matrice ...) permettant la construction d'un nouveau virus.
Cependant ces élément ne sont pas encore prêts pour l"'assemblage" ils doivent subir une étape de maturation.
5. La maturation
Elle fait intervenir la protéase. L'action de cette enzyme est indispensable pour la création de virus viables.
6. Le bourgeonnement
Le nouveau virus bourgeonne de la cellule hôte et est désormais prêt à infecter une nouvelle cellule.
IV. SEROLOGIE
Il n'y a pas de phase de latence. Au début de l'infection, il y a la multiplication du virus mais il est en grande partie détruit par les défenses immunitaires. Par la suite, il y a épuisement du système immunitaire.
On ne meurt pas du SIDA en lui même mais de maladies opportunistes:
  • septicémie
  • mycose
  • pneumonie
  • maladie de Kaposi

Il existe un mécanisme d'échappement du virus
  • variabilité génétique importante
  • présentation de marqueurs LT CD4+ (leurre)
  • HIV inhibe la production d'interféron
  • HIV inhibe l'apoptose ( donc assure la survie de ses cellules hôtes). 
V. TRAITEMENTS
On essaye d'empêcher la fixation du virus sur les cellules, de bloquer la transcriptase inverse, de bloquer la traduction…
TRITHERAPIE :
- 2 molécules inhibent l'action de la transcriptase inverse (AZT et ddI/ddC)
- 1 molécules empêche la maturation des protéines virales (antiprotéase)
LES CELLULES PRESENTATRICES D'ANTIGENES

  • CPA ou cellules accessoires (histocompatibilité avec les cellules T) : Capture et présentation de l’Ag aux lymphocytes (Lc) T
  • CPA professionnelles: phagocytes mononucléés, lymphocytes B, cellules dentritiques
  • Autres CPA : cellule de Kupffer (foie), astrocytes (cerveau), cellules endothéliales, cellules épithéliales…
  • CMH I ou II 

I. Capture, internalisation et apprêtement de l’antigène, transport vers les MP
  • Endocytose par diffusion à travers les membranes (pinocytose) ou par des récepteurs spécifiques.Phénomène qui a lieu pour les petites molécules: CR, FcR, récepteurs aux résidus Mannose
  • Phagocytose (particules virales, bactéries, etc…).Activent +/- la CPAg
II. Expression CMH I et II, molécules d’adhérence et molécules de co-stimulation
Expression de cytokines (IL-12) et de chimiokines
III. Les macrophages
  • Dans la plupart des tissus
  • Internalisation de protéines et de microorganismes (endocytose élevée)
  • Expression variable de CMH II selon le tissus, l’espèce ------> réponses différentes
  • Pinocytose, récepteurs spécifiques, récepteurs au complément, FcR, récepteurs " scavenger ", lectines
  • IL1a et b, IL-6, IL-8, IL-12, chimiokines ------> rôle dans la réponse inflammatoire
  • ICAM-1, B7-1 et B7-2 augmentent après internalisation
IV. Les lymphocytes B
  • Endocytose du complexe Ac/Ag (au cours réponse secondaire)
  • Présentation des fragments peptidiques/CMH II

LES CELLULES DENDRITIQUES
I - INTRODUCTION
1. Dualité fonctionnelle
  • Induction et régulation des réponses immunes primaires et secondaires. Pont entre l’immunité innée et adaptative
  • Rôle dans la tolérance (limitent les réactions d’auto-immunité)
2. Famille cellulaire hétérogène d’origine hématopoïétique
  • Hétérogénéité et forme de maturation distinctes
  • Tissus lymphoïde et non-lymphoïde
  • Moelle osseuse ------> sang ----> tissus
Chez la souris :
  • DC lymphoïdes : CD8+, DEC-205high, Mac-1low, LFA-1high, CD11c+; DC thymus, 60% CD de la rate, plaque de Peyer
  • DC myéloïdes : CD8-, DEC-205low, Mac-1high, LFA-1high CD8-, CD11c+; 40% CD de la rate
  • DC intermédiaires :
    • Dans la peau :
      Cellules de Langerhans épidermiques et CD dermiques sont :
      CD8-, DEC-205high, Mac-1high, LFA-1-
    • Dans les ganglions :
      Caractéristiques CD lymphoïdes et CD8int, LFA-1int
3. Forme particulière (dendrites 10 m)
Stade immature (organes non-lymphoïdes) ------> stade mature (OL II)
4. Très forte aptitude à stimuler RI.
  • MLR (mixed leucocyte reaction) (modèle rejet greffe)
  • Mélange de leucocytes ind A + Lc T ind B ----> Prolifération des Lc T (cytokines, CTL)
    (donneur) (receveur)
  • 1DC/100 à 3000 LcT
II - Origine
In vivo : Précurseurs moelle osseuse (recrutement favorisé par GM-CSF, facteurs de l’inflammation)
In vitro :

TNF, GMCSF, IL-4

CD34+ (moelle, sang de cordon, sang)
------------------------------------------->
DC, LC

III - Induction des réponses immunes
1. DC immatures (DC non-lymphoïdes)
  • Fonction de sentinelle (réseau ramifié)
  • Peau, épithélium (tractus respiratoire, intestinal (lamina propria), urogénital)
  • Espace intersticielle des organes 
a. CMH II
  • Forte capacité de capture (nM # mM)
    • Phagocytose (capture de microorganismes, de particules),
    • Macropinocytose (fluides extracellulaires)
    • Endocytose (lectines dépendantes du calcium : ManR, DEC205, dectins, …) et FcR
  • Ciblage de l’Ag dans des compartiments accompagné de la perte des capacités de capture
    • Endolysosome (compartiment acides)
    • Compartiments très riches en CMH classe II (MIICs)
  • Transport vers MP
b. CMH I
c. CD1
  • Présentation de peptides hydrophobes, glycolipides et phospholipides aux cellules T NK
  • Rôle dans l’immunité innée
2) Etat intermédiaire (maturation et migration)
  • De l’organe non-lymphoïde vers OL II (activation Lc T)
  • Activation par différents signaux "danger signals"
  • Migration induite par le TNFa et IL-1b (via canaux afférents, sauf DC intersticielle (sg vers rate)) ou par certains produits microbiens (LPS, CpG), 
  • Migration contrôlée par l’IL-10
  • Ag (allergène), pathogène
  • Activation de la voie NF-kB via TNFR et/ou TNFR asociés (TRAF: TNF Receptor Associated Factors) -(CD40, TRANCE/RANK)
  • Changements morphologiques, phénotypiques et fonctionelles profonds 
  • "processing stage" ----> "costimulatory stage"
  • Complexe CMH-peptide exporté à la surface
3. DC lymphoïdes (dans OL II)
  • Rate, ganglions drainants, plaques de peyer
  • Importance des chimiokines synthétisées par les DC
  • Attraction des LcT et B
  • Maintien de la viabilité des LcT recirculants
Populations phénotypiquement différentes :
  • Zone T : CD interdigitantes (pulpe blanche)
  • Zone B :
    • CD folliculaires (CD11c-) : présentation des Ag natives aux cellules B)
    • CD CD11c+ (présentation peptides-CMH aux cellules T auxiliaires)
  • Si LcT spécifiques rencontrés : expansion clonale
  • Dialogue bidirectionnel entre la DC et le LcT puis apoptose (Fas/FasL)
  • Molécules d’adhérence (CD40/CD40L ) -->Activation de l’expression des molécules de co-stimulation (CD80, CD86)
  • IL-12: rôle dans immunité innée (NK cells) et acquise (Lc B et T)
CD folliculaires (CDF)
  • Présence dans les centres germinatifs des ganglions (zone Lc B activés)
  • Assure la viabilité, la croissance et la différentiation des LcB activés
  • Origine non-hématopoïétique, CD45-, FcR+, récepteur complément+
  • Capture et présentation du complexe Ag/AC
  • Rôle réponse humorale et changement de l’isotypie

IV - Orientation des réponses immunes
  • Population de CD impliquées (CD8+, CD8-)
  • Nature de l’antigène (conditionne le type de capture)
  • Nature de l’agent infectieux (+/- inflammatoires, intra ou extracellulaire)
  • Importance de l’environnement
V - Tolérance centrale et périphérique
  • Sélection négative des Lc T autoréactifs dans le thymus et les OLs
  • Libération des cellules T ayant une faible affinité pour les peptides "du soi" (sclérose en plaques, diabète)
Dualité fonctionelle des DCs ? :
DC lymphoïdes résidentes dans les OLs ----->tolérance
DCs myéloïdes migrantes -----> réponse immune
Expression différente du FasL ?
VI – Place des CD dans la pathologie et utilisation des CD dans le domaine de
l’immunothérapie
Rôle clé dans le contrôle de l’immunité :
  • transplantation
  • allergie
  • maladies auto-immunes
  • cancer, infection
  • immunodéficience
  • vaccins
Virus :
  • Véhicule de virus (cytomégalovirus, virus de Kaposi)
  • Measles : DC multinucléée (syncytia) : fonctions amoindries
  • HIV: réplication dans CD (réservoir, dissémination LcT)
  • FDC: capture complexe Ac/virion
Tumeurs :
  • DC infiltrante dans la tumeur (CD80 low, CD86 low)
  • TGF, IL-10, VEGF : altère maturation et fonction DC
  • Activité lytique décrite
  • Immunothérapie anti-tumorale
  • Virus, DNA, liposomes, cellules apoptotiques, peptides, lysat, …
Vaccinologie :
  • Cibler la CD 
    • T auxiliaires et cytotoxiques 
    • Réponse mucosale ou systémique
  • Vaccin DNA contre les agents pathogènes
  • Vaccin anti-allergène: induction d’une tolérance
Médicaments capables de contrôler la migration, la maturation, la présentation des Ag

LA CELLULE DE LANGERHANS

  • Réseau de surveillance immunologique (épithélium de revêtement)
  • Membre des CD- majeur CPAg de l‘épiderme et des épithéliums stratifiés des muqueuses
  • Forte capacité de capture d’antigènes (agression chimiques, biologiques et cancéreuses)
  • Origine hématopoïétique
    • Arrivée épiderme par le sang( CLA+)
    • Ancrage aux kératinocytes (via E-cadherine)
  • Obtention à partir de progéniteurs hématopoïétiques (CD34+)
  • CD1a ("MHC I like")
  • Granules de Birbeck (" raquette de tennis ") dans le cytoplasme (compartiment d’endocytose), FcR
  • Capture Ag voie épicutanée
  • Activation
  • Migration (E-cadhérine, molécules d’adhérence : interaction avec ECM et avec les parois des vaisseaux sanguins
  • Présentation Ag (Classe I ou II) aux Lc T (zone paracorticale du ganglion ou dans la peau)
  • Pendant leur migration, les LC deviennent CD8+et LFA-1+ (origine lymphoïde)
Pathologie
Hypersensibilité de contact (HSR) ou eczéma de contact allergique :
  • Nickel, médicaments, cosmétiques, …: couplage à des protéines du soi
  • Phase de sensibilisation (cliniquement muette) : capture de l’agent allergisant et induction d’une RI
  • Phase de révélation (ou élicitation) : coopération locale entre LC/LcT (lésion locale)
Véhicule ou réservoir d’agents pathogènes :
  • Cheval de Troie du VIH (via CD4 et CCR5) : intégration et production virale
Cancer :
  • Absence de surveillance (mélanome malin, …)